> Une occasion en Nord

Rédigé le 13/12/2017.

Disputer un quart de finale de la Coupe de la Ligue n’arrive pas toutes les saisons. Même s’ils ne seront pas favoris ce soir (20 h) à Dunkerque, 5e de la D1, les Sélestadiens veulent saisir leur chance de se hisser au final four.

La dernière fois que Sélestat a disputé un quart de finale de la Coupe de la Ligue, c’était il y a quatre ans. Presqu’une éternité puisqu’aucun joueur actuel du SAHB n’était de la partie. C’était face au PSG, un dimanche de novembre. Le match avait alors tourné à la démonstration de force parisienne (25-37). Le rêve de prendre part au final four de la compétition, comme les Violets l’avaient fait, un an plus tôt, s’était rapidement évanoui.

C’est dire que des occasions comme celle qui se présente aux Sélestadiens ce soir à Dunkerque sont très rares. « Pour la plupart des joueurs, c’est la première fois qu’on va disputer un quart de finale de la Coupe de la Ligue. C’est un moment qu’il convient d’apprécier, » souligne l’un des plus jeunes, Gabriel Nyembo.

Pas en spectateurs. Plutôt en acteurs, déterminés à tracer leur destin. À continuer ce qu’ils ont entrepris. « À partir du moment où on a gagné le huitième de finale, on a tous l’idée de se qualifier au final four. On est à une marche de l’événement. On ne va pas s’arrêter là, » lance le pivot sélestadien.

La marche sera pourtant bien plus haute aujourd’hui. Vernon (31-21) et Nice (37-26) passés à la moulinette aux tours précédents, font figurent d’amuse-gueule à côté du plat de résistance qui attend l’équipe de Christophe Viennet. C’est dans l’antre du 5e de la Starligue (D1) que le 5e de la Proligue (D2) devra réaliser un exploit. D’autant qu’il qualifierait pour la première fois une équipe du deuxième niveau au prestigieux final four de l’épreuve.

Dunkerque où évolue depuis quelques semaines Kader Rahim qui portait les couleurs violettes l’an dernier, c’est du lourd. Vainqueur de trois de ses quatre derniers matches de championnat, la défaite à Montpellier, le leader, n’étant concédé qu’avec un but d’écart.

« On sait très bien que ça va être un quitte ou double. Ça passe ou ça casse. Il va falloir jouer sur nos forces et s’ils sont plus forts, ils passeront. Mais on va y aller pour tout donner, » prévient Gabriel Nyembo, qui débutait chez les moins de 18 ans de l’Entente Strasbourg Schiltigheim en 2012 lors de l’unique participation de Sélestat à une finale à quatre.

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Photo Cyril GIFE