> Sélestat – Winterthur (29-26)

Rédigé le 26/01/2018.

Derniers réglages

Solide défensivement, surtout en première période, Sélestat a dominé les Suisses de Winterthur hier (29-26). Les Violets passeront un dernier test, aujourd’hui contre Besançon.

La dernière sortie des Violets s’était certes soldée par une victoire contre l’ESSAHB (N1). Mais le contenu, plutôt insipide, incitait à une nécessaire réaction.

Avec un effectif renforcé par le retour des internationaux belges et néerlandais, les coéquipiers de Yoann Eudaric y sont parvenus face à une formation de Winterthur privée de plusieurs joueurs cadres (et qui évoluait par exemple sans le moindre gaucher).

Les partenaires de l’ancien gardien nantais Schulz, 3es de l’élite suisse, n’ont ainsi mené qu’une seule fois au score, très tôt dans la rencontre, après le but de Kasapidis (2-3, 6e ).

Mais si les Alsaciens s’échappaient au tableau d’affichage, ils le devaient surtout à leur rigueur défensive. Bien protégé par ses coéquipiers, Ravensbergen, auteur de 10 arrêts durant ce premier acte, s’interposait sur nombre de tirs adverses (Kieffer en fera de même en seconde période avec 11 parades à son actif).

Avec un bon Pereira à la baguette, Sélestat prenait le large (7-3 à la 11e , 9-4 à la 16e , 13-5 à la 23e ), avant un “4-0” suisse qui rééquilibrait quelque peu les débats à la pause (14-9).

On pouvait, déjà, déplorer ces ballons égarés (7 lors des trente premières minutes). Ça n’allait malheureusement pas s’arranger en seconde période (18 au total). « On perd beaucoup trop de ballons, la moitié gratuitement, regrette Christophe Viennet, l’entraîneur violet. Il y a de la volonté de jouer, mais nous devons mettre plus d’application technique. »

Et ces multiples imprécisions permettaient toujours aux Suisses de limiter l’écart après chaque accélération sélestadienne. (16-10 à la 32e , 16-12 à la 34e , 20-14 à la 39e , 20-16 à la 40e ). Le retour de Winterthur en fin de rencontre (27-21 à la 52e , 29-26 au final) relevait de l’anecdote et l’évaluation était plutôt positive pour Christophe Viennet. « Il y a eu de bonnes choses, notamment en défense et dans l’état d’esprit. »

Contre Besançon (12e de D2), aujourd’hui au CSI (18h), les Sélestadiens vont poursuivre leurs travaux hivernaux. Ce sera le dernier test avant de reprendre le chemin de la compétition, le 7 février contre Nîmes (2e de D1) en 8e  de finale de la Coupe de France.

Les rotations vont commencer à se raréfier, le temps de jeu sera moins partagé, tout en faisant jouer à plein la concurrence. « L’idée, c’est de pousser un peu tout le monde. Maintenant, je vais évaluer les joueurs avec lesquels on va aller chercher nos objectifs », en l’occurrence le Top 5 de la D2 synonyme de play-offs. Demain se joue aussi aujourd’hui.

Article DNA 

PHOTO DNA – Denis Werwer