> Sélestat – Nîmes ce mercredi à 20h00

Rédigé le 07/02/2018.

Pour avoir éliminé Massy au tour précédent, Sélestat s’est offert une belle affiche ce soir en Coupe de France. La réception de Nîmes, 2e   de Lidl Starligue devant le PSG, risque d’être un écueil difficile à passer, mais peut servir de tremplin pour la reprise du championnat contre Istres.

Sélestat a disputé une finale de la Coupe de France. C’était en 1995. Elle se jouait encore en match aller-retour. Autre époque. Celle où un petit club d’une localité de même pas 20 000 âmes pouvait encore rêver de faire chuter un ogre comme l’était l’OM-Vitrolles.

À Montpellier, ce trophée fait partie du patrimoine local. Treize des dix-huit dernières éditions ont été remportées par les Héraultais. Élevé à l’aune des succès montpellierains, Arthur Anquetil a imité son père, son oncle et son coéquipier Antoine Gutfreund (2013) en soulevant à son tour la Coupe en 2016.

« Tout faire pour créer la surprise »

« J’ai vécu la finale et je suis monté sur le podium. J’ai surtout pris une part active en demi-finale contre Dunkerque. J’y ai mis mon grain de sel et ça donne un peu plus de valeur au trophée. »

À Sélestat, le meilleur joueur de D2 du mois de novembre n’a pas perdu ses ambitions mais sait garder les pieds sur terre. À l’heure de se confronter à des Nîmois qu’il connaît bien, l’ailier gauche mesure la tâche qui attend son équipe ce soir.

« On a déjà éliminé une autre équipe de D1, Massy (14e et dernier de l’élite). Mais elle était davantage de notre calibre que Nîmes. Là, ça me semble très difficile. On va pourtant tout faire pour créer la surprise, faire un match plein et proposer un beau spectacle. »

On ne se rend peut-être pas assez compte de la valeur de l’adversaire proposé aux Violets qui chercheront à valider un ticket pour les quarts de finale. Remplacez le nom des Verts de l’USAM par Montpellier et le PSG, vous auriez bourré le CSI.

Nîmes ne rassemble pas encore la foule comme les deux clubs avec lesquels cette équipe partage pourtant le podium de la D1. En occupant la deuxième place devant les millionnaires parisiens. C’est dire le talent que recèle ce groupe. « La réunion de James Dean et Bruce Lee : une fureur de vaincre et de vivre », comme l’écrit joliment Éric Delanzy, dans les colonnes du Midi Libre.

« Ils sont très agressifs, jouent bien et, surtout, très vite. C’est propre, apprécie le Sélestadien. Ils ont gardé leurs vraies valeurs et ajouté du jeu tactique en recrutant d’excellents joueurs. Ça donne une équipe avec un potentiel énorme, avec des notions d’amitié et de cohésion qu’on ne trouve pas dans d’autres clubs en France. »

 

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Photo : Cyril GIFE