> Sélestat éliminé par Nîmes (27-30)

Rédigé le 08/02/2018.

Sélestat n’a pas pu rééditer sa performance du tour précédent contre Massy, hier soir en 8e de finale de la Coupe de France. Nîmes était d’une autre étoffe.

Dire que les absents ont eu tort, serait un peu fort. Car même si le suspense a rapidement disparu, ce premier match de l’année ne valait pas une telle défection publique. À peine 700 personnes pour vivre un 8e de finale de la Coupe de France, c’est un peu faible. C’est dommage que le nom de l’adversaire n’attire pas davantage les yeux des curieux. Car le jeu développé par les Gardois est chatoyant et vaut bien assurément le coup d’œil.

Cette atmosphère n’a pas vraiment poussé les Violets à se surmotiver. Ils ont néanmoins fait leur travail. Plus qu’honnêtement. Bien mieux en tout cas que lors de leurs sorties de préparation plutôt poussives. « Il n’y avait pas beaucoup de monde, confirme Ognjen Djeric, l’un des meilleurs acteurs sélestadiens. Mais ce n’est pas grave tant que ceux qui viennent au CSI sont derrière nous. »

Privé de match officiel depuis près de deux mois, la petite poignée de supporteurs du SAHB a tenté de mettre de l’ambiance dans une salle qui sonnait le creux. Ils ont pu se mettre quelques bonnes choses sous la dent. Davantage en guise d’apéritif pour le match le plus important de la semaine, la reprise du championnat, samedi, contre le leader de Proligue, Istres, qu’il faudra de mettre au tapis.

Même si le prochain adversaire a dominé la première partie de la saison, son cas devrait être un peu moins ardu à solutionner que celui de Nîmes, l’une des meilleures équipes françaises du moment et qui l’a vite prouvé.

Le premier quart d’heure n’était pas encore entamé que les espoirs d’un exploit s’étaient déjà évanouis. Les visiteurs avaient pris les Alsaciens, privés de Savic, à la gorge. Et l’écart était quasiment rédhibitoire (5-9, 14e ). « On a mal démarré en leur laissant un peu d’avance, regrette le pivot Djeric qui a apporté son écot tant en attaque (4 buts) qu’en défense. Par la suite, on a réussi à résister tant bien que mal. On n’a pas fait un si mauvais match dans la mesure où on termine à -3. Tout n’est pas à jeter. »

Le score final (27-30) est plutôt flatteur pour Sélestat. Car peu d’équipes ont été aussi proches de Nîmes, cette saison. Le SAHB peut même se targuer d’avoir remporté la deuxième période (15-13). Mais les visiteurs ont donné l’impression de gérer leur acquis en jouant avec l’assurance des équipes sûres de leur force.

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Photo A. KIEFFER