> Sélestat s’incline face à Istres (26-27)

Rédigé le 11/02/2018.

Une nouvelle fois trahi par son inconstance hier, Sélestat a échoué à un tout petit but du leader istréen (26-27). La première place est devenue une chimère.

C’est toujours la même histoire. Cette fois, pourtant, on a voulu y croire. On a voulu croire que les Violets avaient laissé leur inconstance de 2017 au vestiaire. Mais cinq minutes, cinq petites minutes, les premières du deuxième acte, ont réduit à néant cet espoir.

« Le début de deuxième période nous pénalise trop », déplore Christophe Viennet, l’entraîneur sélestadien. Les trente premières minutes, si elles n’avaient évidemment pas été parfaites, avaient vu son équipe jouer les yeux dans les yeux avec le leader provençal, invaincu depuis la 3e journée.

Les coéquipiers d’Arthur Anquetil, encore prolifique hier (11 sur 12 au tir) jouaient plutôt juste – seulement deux ballons perdus en première période. Et s’ils ne parvenaient pas à creuser l’écart, Istres ne réussissait pas non plus à décrocher des Alsaciens solidaires et totalement investis.

Le chassé-croisé était haletant, l’intensité à son maximum. Et quand une équipe prenait les commandes, c’était pour mieux les rendre, et les reprendre ensuite (1-2 à la 2e , 4-3 à la 6e ).

Les égalités se succédaient (8-8 à la 15e , 11-11 à la 26e ), mais les derniers instants étaient alsaciens. Seri et Anquetil maintenaient leurs coéquipiers en tête et Sélestat aurait pu être le premier à prendre deux longueurs d’avance, mais Cauwenberghs, à la sirène, voyait son penalty détourné par Cappelle (14-13 à la pause).

En aurait-il été autrement si ce petit break avait été converti ? On ne peut pas refaire l’histoire. Toujours est-il qu’Istres repartait fort, et le 3-0 faisait très mal (14-16, 34e ).

Les Violets retombaient dans leurs travers, déjouaient subitement. La réussite n’était pas non plus en leur faveur, à l’image de ce poteau trouvé par Seri (16-18, 42e ).

Mais c’est quand on les croyait définitivement sonnés (17-21, 46e ) qu’ils se sont révoltés. La défense forçait les Provençaux à égarer plusieurs ballons, Seri décochait quelques flèches lointaines, Anquetil lui emboîtait le pas et tout était soudain relancé (21-22 à la 51e , 23-23 à la 53e ). L’ailier gauche replaçait même Sélestat devant (25-24, 56e ). Incroyable !

Trop beau pour être vrai en réalité. Car après le ballon perdu par Pereira, Limousin filait en contre-attaque pour sceller le succès istréen (25-27 à la 59e , 26-27 au final). Et un parfum de regrets a une nouvelle fois flotté dans le CSI.

« C’est difficile, car on a mis du cœur, de l’enthousiasme, regrette Christophe Viennet. Mais à un moment, le cœur ne suffit pas, il faut mettre plus de rigueur. Ça se joue à un ou deux ballons… Et quelques décisions arbitrales qui ne sont pas les bienvenues. »

 

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