> Sélestat domine Pontault-Combault (26-24)

Rédigé le 10/03/2018.

Sélestat a renoué avec la victoire à domicile en l’emportant face à un autre candidat aux play-offs, Pontault-Combault. Mais les Violets ont dû attendre les cinq dernières secondes pour s’en assurer.

Les dernières secondes s’égrenaient et, même si la balle était dans leurs mains, les Sélestadiens n’étaient pas complètement rassurés. Alors qu’ils comptaient trois buts d’avance à 75 secondes de la fin (25-22), les Alsaciens ont vu fondre sur eux une équipe visiteuse pas du tout disposée à baisser les bras.

Valentin Aman, qui n’avait jamais gagné face à son ancien club depuis qu’il est parti en région parisienne, et ses coéquipiers ont parfaitement manœuvré pour rendre ces dernières secondes à la fois palpitantes et irrespirables.

Revenus en un clin d’œil à deux longueurs sur un engagement rapide conclu par Jukic, les Pontellois-Combalusiens avaient remis le nez à la fenêtre, trente secondes plus tard à peine (25-24).

Même si Christophe Viennet a alors, logiquement, posé un temps mort, les Violets devaient encore gérer 27 secondes. Et forcément prendre un dernier tir qu’il valait mieux convertir sous peine d’être rattrapé sur le fil.

Gaby Nyembo libère les siens

La balle circulait de main en main, sans qu’une solution ne se présente. Le bras des arbitres était levé. Les spectateurs, debout, retenaient leur souffle alors que la balle était loin du but. Jusqu’à ce que les yeux de lynx de Cauwenberghs ne fixent Nyembo, esseulé aux six mètres face à la cage. D’une longue mais subtile passe, il sert son coéquipier qui se retourne pour tromper, d’une intrépide roucoulette, le gardien visiteur Romero Carreras qui l’avait pourtant fait souffrir jusque-là.

Il n’y a pas eu de 15e arrêt pour le portier cubain. Gaby Nyembo pouvait lever les bras et communier sa joie avec le public. La victoire a enfin souri aux Violets à domicile après un nul et une défaite en championnat.

Ce succès, long à se dessiner, fait du bien à tout un groupe qui l’a bruyamment festoyé en dansant dans le rond central. « On savait que Pontault-Combault n’allait pas lâcher, mais on a su rester concentrés sur les ballons chauds, se réjouissait l’un des grands artisans de cette soirée, Antoine Gutfreund. Parfois, cela nous avait coûté des points, là, on en prend deux. On prouve qu’on avance. »

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Photo : PhotoHand T Babinot