> Dijon – Sélestat ce soir à 20h30

Rédigé le 16/03/2018.

Deux ans après avoir disputé la finale des play-offs sous le maillot dijonnais, Antoine Gutfreund retrouve son ancien club avec Sélestat, avec l’envie de réussir une performance chez le 2e du championnat.

Près de deux ans après leur double confrontation en finale des play-offs de D2, Dijon et Sélestat se croisent à nouveau, ce soir en Bourgogne.

L’équipe alsacienne retrouvera un Palais des Sports où elle s’était inclinée de trois buts à l’aller avant de renverser la tendance quelques jours plus tard chez elle et valider sa remontée dans l’élite.

Ce serait aussi l’affiche du premier tour des play-offs cette saison, si le classement restait figé. Mais à huit journées de la fin, tout ça n’a pas grande valeur, beaucoup de choses peuvent encore changer comme le souligne adroitement Antoine Gutfreund.

« Si on n’avait pas battu Pontault vendredi dernier, on parlerait plutôt du maintien que des play-offs. Il ne faut donc pas s’enflammer. »

Si l’arrière droit de Sélestat mesure peut-être encore plus que d’autres la difficulté qui attend les Violets, c’est parce que la dernière fois que Sélestat s’est rendu là-bas, en mai 2016, il était de l’autre côté. Il y retourne avec plaisir, mais aussi avec méfiance.

« J’y ai gardé de bons souvenirs, au sein d’une équipe avec laquelle on avait réalisé une très belle saison. On échoue à deux buts d’une montée en D1. D’un côté c’était rageant, mais d’un autre, ça reste quand même une saison aboutie. »

S’il porte désormais le maillot violet, c’est parce que le Strasbourgeois a su séduire les dirigeants alsaciens durant cette finale haletante, qu’il a pratiquement jouée en intégralité en raison de la blessure d’un autre ex-Sélestadien, Jordan François-Marie.

« Je n’avais pas prévu de revenir à Sélestat. Mais le club cherchait quelqu’un à mon poste et j’étais prêt à négocier avec Dijon pour ma dernière année de contrat. Ça me permettait de rentrer à la “maison” avec un projet intéressant : retrouver la Starligue après l’avoir quittée seulement une année. Ç’a été un choix humain avant tout. J’en suis heureux aujourd’hui. »

Maintenant qu’il revoit la vie en violet, Antoine Gutfreund aimerait revivre un tel moment qui marque forcément une carrière. « J’avais certes vécu de grandes choses avec Montpellier, mais jamais avec autant de responsabilités. Prendre part à cette finale, avec plus ou moins de réussite, m’a fait avancer et j’espère que l’expérience me servira pour cette année. »

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