> Dijon - Sélestat (27-27)

Rédigé le 17/03/2018.

Sélestat est passé tout près de la victoire, hier à Dijon, chez le 2e du championnat. Les Violets prennent au final un point aussi précieux que frustrant.

Le sport est le royaume de l’incertitude. Et Sélestat, cette saison, semble en être l’incarnation. Avec cette équipe, on ne sait tout simplement jamais à quoi s’attendre. Et c’est ce qui fait ses charmes.

Elle peut être agaçante, comme quand elle laisse filer des succès à sa portée, contre Besançon, Vernon ou Limoges, et se contente de frustrants matches nuls. Elle peut être désespérante, à l’image de ses récents revers à Nancy ou à Caen.

Mais elle sait aussi être épatante. Elle l’a montré hier à Dijon, 2e du championnat.

Le succès lui a échappé d’un rien, sur un ballon qui glisse des mains, sur un instant d’hésitation.

Quand Sélestat a récupéré le ballon, alors qu’il menait 27-26 et qu’il restait à peine une vingtaine de secondes à jouer, la vingtaine de supporters violets (à qui l’on a bêtement interdit d’utiliser leurs tambours hier) se voyait déjà fêter le succès de ses favoris.

On attendait que Christophe Viennet pose son dernier temps mort, il n’en a pas eu le temps, le ballon ayant été égaré par Seri. « Je m’en veux un peu parce que je suis coupable sur le dernier ballon, explique l’entraîneur sélestadien. J’aurais pu poser le temps mort plus tôt, mais je n’avais pas voulu le faire tant que la balle n’avait pas franchi le milieu de terrain pour éviter que notre gardien se retrouve sous pression pour faire l’engagement. Et au moment où je m’apprête à le poser, on perd la balle. C’est dommage, mais c’est comme ça… »

Sur la dernière attaque, Savic percutait Reig-Guillen alors que l’ailier gauche bourguignon armait son tir. L’arrière droit, auteur d’un superbe match (6/7 au tir), voyait logiquement rouge et Dijon obtenait, tout aussi logiquement, un penalty. Kieffer, auteur d’une très belle partie dans son but, ne pouvait rien sur la tentative de Pierrick Naudin. Et Sélestat a laissé filer une victoire qui lui tendait les bras (27-27).

« Globalement, sur l’ensemble du match, aucune équipe ne s’est détachée », souligne Christophe Viennet. C’est vrai, le duel a été intense, accroché, palpitant. Le partage des points en reflète assez bien la physionomie. Mais comment ne pas nourrir de regrets dans les rangs alsaciens ?

Même un passage à vide difficile (8-7 à la 14e , 13-8 à la 22e , 15-10 à la 25e ) en première période n’avait pas altéré la volonté de Nyembo et consorts. Car un vent de révolte, aussi fort qu’inattendu, a soufflé, dans le sillage d’une intensité défensive largement rehaussée. Et à la pause, Sélestat avait rétabli la parité (15-15).

 

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Photo : Cyril GIFE