> Un voyage bien négocié

Rédigé le 24/03/2018.

Sélestat n’a pas raté l’opportunité de renouer avec la victoire à l’extérieur en s’imposant chez la lanterne rouge, Besançon, dans un match plutôt bien maîtrisé (25-31) malgré un retour des vestiaires délicat.

Ils auraient déjà pu l’emporter une semaine plus tôt à Dijon. Mais en encaissant un penalty dans les dernières secondes, ils ont dû reporter leurs espoirs à Besançon. Et cette fois, à l’occasion de leur deuxième déplacement consécutif, les Sélestadiens sont arrivés à concrétiser leurs intentions.

Après trois défaites de suite hors d’Alsace, les Violets renouent enfin avec le succès. À Besançon, sur les terres de leur entraîneur, Christophe Viennet qui revenait pour la première fois dans une salle où il a dirigé l’équipe locale durant neuf saisons. Le coach sélestadien pouvait goûter ce succès non pas comme une revanche - il n’en a jamais été question -, mais comme le fruit d’un travail entrepris depuis plusieurs semaines pour faire de ses joueurs des gagneurs.

Car, hier soir, les deux points ne sont pas tombés comme un fruit mûr dans la besace des Alsaciens. Ils ont dû batailler pour ça. Même si, au bout du premier quart d’heure, on pouvait se dire que c’était fait. Tant il n’y avait qu’une seule équipe sur le parquet.

Tout a commencé par un 3-0 en faveur des visiteurs au bout de quatre minutes. Mais ce n’était que la moitié d’une nouvelle série, un 6-0 qui allait mettre les Bisontins au supplice (3-11, 17e ). Le boulot était bien fait. Grâce à une défense vigilante et intransigeante qui grattait de précieux ballons de contres, un Ravensbergen efficace dans son but (9 arrêts durant les trente premières minutes) et un Pereira percutant et distributeur.

Mais les derniers instants de cette première période ont tourné en faveur des locaux, qui passaient de -8 à -4 à la pause (10-14). En rentrant aux vestiaires avec cette marge de quatre buts en leur faveur, les Sélestadiens pouvaient s’en vouloir. Ils auraient pu tuer le suspense dès la première période.

D’autant que leur rival, qui jouait sa survie hier soir, sortait avec de bien meilleures intentions des vestiaires. En trois minutes, l’écart était encore réduit (13-16). Le pire était à venir. Perdant à son tour des balles précieuses, Sélestat n’avait plus rien à voir avec l’équipe du début du match. Ce qui pendait au nez des Alsaciens, arriva à la 40e quand Brkljacic remettait les deux équipes à égalité (17-17).

« On a très bien commencé le match mais on a baissé d’intensité et d’investissement et, du coup, on leur a laissé croire qu’ils pouvaient revenir. On s’est fait très peur en début de deuxième mi-temps , confessait Gabriel Nyembo à la fin du match. Mais on a progressé cette saison. À l’aller on avait fait match nul en se faisant rattraper par cette équipe sur la fin. Cette fois on a réussi à leur remettre la tête sous l’eau. »

Le SAHB aurait pu se laisser abattre. Au contraire, il retrouvait ses vertus du début du match dans ces moments charnières. Malgré la pression, Anquetil s’amusait et faisait apprécier un talent fou par la diversité de ses tirs. Et comme une semaine plus tôt, Valentin Kieffer se mettait en valeur. Pas forcément en stoppant beaucoup de tirs. Seulement 4 durant ses 16 dernières minutes sur le parquet.

Mais en dix secondes, le jeune international U18 a tué les derniers espoirs bisontins en détournant avec autorité un penalty de Brkljacic à 20-24, puis un tir de l’aile d’Avelange Demouge. Deux prouesses suivies par deux nouveaux buts d’Anquetil, qui permettait à Sélestat de se détacher définitivement. Et de remporter une précieuse victoire qui leur offre trois points sur le 6e Créteil, battu à Dijon, et de revenir à une longueur du 4e Pontault-Combault, qui a fait match nul chez le leader Istres.

Article L'ALSACE / DNA par Christian WEIBEL