> Victoire de SELESTAT face à BILLERE (26-19)

Rédigé le 31/03/2018.

Face à une très faible équipe de Billère, Sélestat a bien fait le boulot hier au CSI, pour décrocher son neuvième succès de la saison (26-19). Les play-offs ne sont plus très loin.

Rétrospectivement, on se demande comment Sélestat a pu s’incliner lors du match aller dans les Pyrénées, fin décembre, lors de la 13e journée, la dernière du cycle aller (28-25). Car Billère, hier, ressemblait à tout sauf à une équipe de Proligue.

Les Violets, bien sûr, ont été pour beaucoup dans le calvaire adverse. Les Billérois, déjà en plein doute (six défaites lors des huit matches de championnat en 2018), se sont encore un peu plus liquéfiés, littéralement concassés par la défense alsacienne lors des trente premières minutes. « On a pris le match par le bon bout sur le plan défensif, apprécie Christophe Viennet, le coach sélestadien. On voulait être forts là-dessus. On leur a laissé très peu de tirs en première période. »

Ses joueurs ont récupéré nombre de ballons, pour s’échapper au score après sept premières minutes équilibrées (4-4). Lors des 17 suivantes, Billère n’allait pas inscrire le moindre but, trahi par une maladresse infinie. Au bout de ce long tunnel, les joueurs du Béarn pouvaient même s’estimer heureux de ne pointer qu’à quatre longueurs (9-5, 24e ), Sélestat ayant aussi égaré l’un ou l’autre ballon.

Le show Anquetil

Qu’importe, puisqu’Anquetil, étincelant hier, empilait les buts pour donner à son équipe une marge très confortable à la pause (14-7).

Franchement, on ne voyait pas comment la victoire pouvait échapper aux Violets, tant l’écart était abyssal. Il ne restait plus qu’à gérer au cours de ce deuxième acte. Christophe Viennet s’y employait, en multipliant les rotations. Les trente dernières minutes étaient certes « poussives » , de l’aveu même de l’entraîneur alsacien. Mais il n’y avait rien à craindre hier.

Même quand Billère esquissait un sursaut aussi inattendu que bref (20-11 à la 42e , 20-15 à la 49e ). Anquetil, toujours lui, se régalait sur jeu rapide et recreusait l’écart immédiatement (23-15 à la 52e , 26-19 au final). Les jeunes Cadel et Deghaud pouvaient sereinement faire leur première apparition en Proligue lors des cinq dernières minutes. « On ne s’est pas trop senti en danger et j’ai aussi fait pas mal de rotations car il nous manquait quelques joueurs (Eudaric, Gutfreund) et je ne voulais pas trop tirer sur les organismes , indique Christophe Viennet. Tout le monde a pu participer à la fête, c’est bien. »

Ce matin, Sélestat est 4e , en attendant le résultat du match entre Pontault-Combault et Chartres, ce soir. Et les perspectives sont à nouveau souriantes pour les Violets. Créteil s’étant incliné à Vernon, leur avance sur la 6e place est désormais de cinq points.

Autant dire que la qualification pour les play-offs, à cinq journées de la fin de la saison régulière, est pratiquement acquise. Et rien n’interdit de rêver d’aller chercher Dijon ou Chartres.

Le début de la phase retour avait pu inquiéter. Sélestat a superbement redressé la barre. Il s’agit maintenant de préserver cet élan, au-delà de la coupure qui se profile (les Alsaciens se rendront à Chartres lors de la prochaine journée, le 13 avril).

« La trêve va faire du bien aux corps, car les joueurs sont un peu fatigués. Mais le risque, c’est que ça nous casse la dynamique , souligne Christophe Viennet. Il va falloir qu’on remette le bleu de travail dès la reprise. » Pour ne pas gâcher ces belles promesses printanières.

Artlcle L'ALSACE / DNA par Simon Giovannini

Photo : PHOTOHAND par Thierry Babinot