> Prendre date à Chartres

Rédigé le 13/04/2018.

Si Sélestat n’est pas encore mathématiquement qualifié pour les play-offs, cette 22e journée de Proligue en a déjà le parfum. Face à Chartres, qu’ils pourraient retrouver en mai, les Violets veulent faire un pas de plus vers le Top 5 et prendre date, ce soir (20 h).

Si le classement devait rester figé jusqu’au soir de la 26e et dernière journée, le 11 mai, ce serait l’affiche des demi-finales. Mais là où Chartres ne peut espérer mieux que préserver sa 2e place, Sélestat peut nourrir l’espoir de s’élever plus haut que son actuel 5e rang.

Dans l’immédiat, Christophe Viennet et ses joueurs poursuivent un objectif plus « court-termiste ». « Il faut assurer notre place en play-offs le plus tôt possible » , rappelle ainsi l’entraîneur alsacien.

Se rapprocher à deux points de Chartres (en cas de succès ce soir), s’octroyer l’avantage du terrain en play-offs (en finissant à la 2e ou à la 3e place), les Violets y pensent forcément, mais pas trop fort non plus, puisque leur participation est encore théorique.

« Ce qui m’importe, c’est d’entretenir notre dynamique » , résume Christophe Viennet. Anquetil et consorts sont en effet invaincus depuis quatre journées et ont, au passage, envoyé des messages plutôt forts face à des adversaires qu’ils pourraient retrouver en play-offs (victoire contre Pontault-Combault, nul à Dijon).

Avec cinq points d’avance sur Créteil (6e ), la position des Alsaciens est franchement confortable, à condition de pas tout gâcher contre Chartres et… Créteil, dans une semaine. Si ces deux échéances venaient à être bien négociées, Sélestat pourrait alors se projeter sereinement sur les play-offs, sans avoir à trop ferrailler jusqu’au bout pour s’y inviter.

La première, c’est donc Chartres. Elle peut faire peur, même si le club d’Eure-et-Loir, en dépit de ses 3,1 millions d’euros de budget (1,3 million pour son homologue alsacien), de loin le plus élevé du championnat, n’a, une nouvelle fois, pas survolé les débats.

« Ce sera compliqué de s’imposer là-bas » , estime Christophe Viennet. Ses joueurs l’ont déjà fait, même si c’était « seulement en prépa » , début septembre (29-26). « Nous avons des atouts à faire valoir et surtout aucun complexe à nourrir. »

Encore moins au regard de leurs dernières prestations, plutôt convaincantes. Le match aller, lors de la première journée, était arrivé trop tôt pour ce groupe en quête de repères communs. On le sent désormais capable de renverser un autre de ses rivaux.

« Même dans les périodes difficiles, j’ai toujours senti un réel potentiel , souffle Christophe Viennet. L’équipe est en complète reconstruction cette saison et cela prend parfois du temps pour mettre les choses en ordre. Là, on a trouvé une identité dans le jeu, on va dans la bonne direction. » Qui sait jusqu’où cela les mènera ?

Article DNA / L'Alsace : Simon Giovannini

Photo archives : Cyril GIFE