> L’heure du verdict ?

Rédigé le 20/04/2018.

Attention, enjeu !

Sélestat peut valider son billet pour les play-offs en cas de victoire ce soir (20 heures) à domicile face à une équipe de Créteil condamnée à gagner pour continuer à espérer.

La tendance, cette saison, s’est infléchie. Depuis l’instauration des play-offs en Proligue, lors de la saison 2012-2013, la première place, celle renvoyant directement dans l’élite, a (presque) toujours été “squattée” par un relégué de Lidl Starligue. Bien sûr, certains avaient “dévissé” pour leur retour en Proligue, à l’image d’Istres, seulement 12e en 2013, ou Dijon, 8e à la fin de l’exercice 2014-2015. Mais, à l’exception de la saison 2015-2016 où Saran avait devancé… Sélestat ( * ), Nîmes (2013), Créteil (2014), Ivry (2015) et Tremblay (2017) avaient survolé le championnat.

Le décor a donc changé cette saison, puisque Sélestat et Créteil sont à la lutte pour la 5e place, la dernière qualificative pour les play-offs, loin, très loin derrière le leader istréen.

« La Proligue a vraiment évolué, le défi est plus relevé, avance Yoann Eudaric, le pivot et capitaine violet. Beaucoup plus d’équipes se valent, les cartes sont rebattues. Il faut aussi savoir assumer le statut de favori et nous avons eu du mal par rapport à ça au début. » Surtout pour un groupe largement remanié durant l’été et en quête d’identité.

Créteil a globalement connu les mêmes tourments. « La descente en D2 a fait très mal à la tête. Il a fallu du temps pour s’en remettre. On n’a pas su la digérer comme il le fallait » , ajoute Mickaël Robin, le gardien alsacien de Créteil.

Sélestadiens comme Cristoliens se raccrochent donc aux branches, à cette 5e place à laquelle ils ne semblaient initialement pas destinés.

Sauf que les joueurs de Christophe Viennet ont un peu plus qu’une longueur d’avance. Une victoire ce soir et l’affaire sera entendue. « C’est déjà un match de play-offs, souffle Yoann Eudaric. Il va falloir répondre présent et être conquérant pour valider notre qualification. »

Séduisant depuis plusieurs semaines, Sélestat devra exploiter les faiblesses de son adversaire à l’extérieur (2 victoires, 2 nuls pour 7 défaites). Plombé par son irrégularité, Créteil est donc au bord du gouffre. « Ce n’est pas encore l’heure du bilan, mais c’est loin d’être la saison espérée et ne pas être en play-offs serait un échec » , soupire Mickaël Robin. Le gardien formé à Sélestat sait que son équipe est « en ballottage défavorable » et qu’elle abat sa dernière carte.

Une défaite et Créteil serait repoussé à cinq longueurs des Violets. Une victoire et les Cristoliens leur mettraient sérieusement « la pression » en revenant à un point à trois journées de la fin du championnat. “Mika” Robin veut croire à un sursaut. « Ce n’est pas fini. Nous sommes capables du meilleur comme du pire, capables de gagner à Sélestat. C’est une petite finale, un match intéressant à disputer. »

Yoann Eudaric ne dit pas mieux. « C’est une rencontre très importante pour les deux équipes, un beau match à jouer. » Et aussi à suivre…

 

( * ) Le club alsacien était finalement monté en Lidl Starligue via les play-offs.

 

Article DNA / L'ALSACE Simon GIOVANNINI

Photo : Fabien JO