> La demi-finale c'est ce soir au CSI

Rédigé le 15/05/2018.

C’est en outsider que Sélestat aborde les demi-finales des play-offs de Proligue contre Chartres, ce soir (20 h), au Centre sportif intercommunal. Mais les Violets croient en leurs chances de déjouer la logique.

C’est le moment de vérité. Le moment où l’on mesure vraiment le caractère d’une équipe. Celui que Sélestat voulait vivre en début de saison.

Rien, pourtant, ne coulait de source. Car le furtif passage en Lidl Starligue l’an dernier avait profondément marqué le club alsacien. Tout était à reconstruire, et il fallait, vite, trouver la bonne formule pour exister dans un championnat de Proligue toujours plus relevé.

Sélestat a traversé des tempêtes, mais a atteint son objectif en s’invitant en play-offs. « J’ai rempli la mission minimum pour laquelle on m’a fait venir » , souffle Christophe Viennet. La satisfaction est réelle. « Je pense que c’est mérité pour ce groupe de qualité, pour ce groupe de belles personnes. »

Mais le coach violet et ses joueurs n’entendent évidemment pas s’en satisfaire. Pour un club comme Sélestat, atteindre les play-offs ne peut en aucun cas constituer une fin en soi. Christophe Viennet et sa bande les abordent « sans le moindre complexe d’infériorité » et avec la ferme intention de s’ouvrir les portes de l’élite.

Bien sûr, Chartres, sur le papier, part favori. Car il a terminé 2e de la saison régulière, quand Sélestat a accroché la 5e et dernière place qualificative. Le club chartrain affiche aussi 3,1 millions d’euros de budget, loin devant son rival alsacien (1,3 million). Mais cela ne veut plus dire grand-chose au moment d’aborder les play-offs. « Tout est ouvert, c’est un nouveau championnat qui commence » , lance Christophe Viennet. Un nouveau championnat que Chartres aborde avec une pression bien plus importante.

Jérémy Roussel et ses joueurs ont une nouvelle fois échoué dans leur quête de montée directe via la première place, soufflée par Istres (lui aussi bien moins fortuné). Et ils ne peuvent se permettre un nouvel échec en play-offs comme la saison passée, quand Massy, l’un des plus petits budgets du championnat, les avait dominés en finale pour rejoindre la première division.

« Nous sommes une équipe moins stable, moins expérimentée » , reconnaît Christophe Viennet. Alors, Sélestat opposera « sa jeunesse » , « son insouciance » , l’envie de revanche et de prouver qui anime la plupart de ses joueurs, pour faire mentir les statistiques défavorables.

Aucun des clubs ayant terminé 5e n’a encore remporté les play-offs depuis leur apparition en 2012 ? Cela arrivera bien un jour. Les Alsaciens ont perdu les deux premières confrontations ? L’équipe qui s’était inclinée au CSI lors de la 1re journée (22-29) n’a plus rien à voir avec celle toute proche de s’imposer dans l’Eure-et-Loir il y a un mois (25-24).

Sélestat est face au champ des possibles. Personne, ici, n’a oublié les play-offs 2016 qui avaient envoyé Sélestat en D1. Et tout le peuple violet brûle d’envie de revivre les mêmes émotions.

LES ÉQUIPES

Sélestat : 1. Ravensbergen et 77. V. Kieffer au but. 5. Nyembo, 7. Valentin (?), 9. Cauwenberghs, 10. Djeric, 14. Da Silva (?), 17. Pereira, 18. Bottlaender, 19. Gutfreund, 20. Schneider, 23. Eudaric (cap), 29. Herbulot, 34. Anquetil, 35. Savic, 44. De Beule, 51. Seri. Entr. : Christophe Viennet, assisté de Claude Karcher.

Chartres : 1. Grahovac et 16. Candeias au but. 13. N’Diaye, 14. Feutrier, 15. Molinié (cap), 17. S. Kieffer, 18. Kudinov, 23. Baptista, 25. Detrez, 26. Roque, 31. Basic, 36. Cham, 37. Benezit, 51. Roche, 88. Magalhaes. Entr. : Jérémy Roussel, assisté de Jérôme Delarue.

Arbitres : MM. Bounouara et Sami.

Le programme des play-offs de Proligue

DEMI-FINALES ALLER

Sélestat - Chartres auj. 20.00

Pontault-Combault - Dijon auj. 20.45

DEMI-FINALES RETOUR

Dijon - Pontault-Combault ve. 18.30

Chartres - Sélestat ve. 20.00

NB :Les vainqueurs des demi-finales se retrouvent en finale (match aller le mardi 22 mai, match retour le vendredi 25). Le vainqueur de la finale monte en Lidl Starligue

Article DNA / L'ALSACE Simon GIOVANNINI

Photo L’Alsace /Jean-Marc Loos