> Réussir la dernière au CSI

Rédigé le 22/05/2018.

La finale aller des play-offs, disputée ce soir (20 h) face à Pontault-Combault, sonne la fin des matches à domicile. Pour leur dernière sortie devant leur public et, pour certains, sous le maillot violet, les Sélestadiens aimeraient marquer les esprits et faire un pas de plus vers la Lidl Starligue

C’est la dernière séance. Le baisser de rideau à domicile sur une saison qui pourrait se conclure dans la liesse. À condition de ne pas rater le dernier rendez-vous qui se soldera au bout de deux manches, vendredi en région parisienne. Avant que le groupe ne change de visage au fil des départs et des arrivées, les Sélestadiens veulent mettre un point d’honneur à aller jusqu’au bout. « Il ne tient qu’à nous de continuer » , lance Ognjen Djeric.

Comme d’autres de ses coéquipiers qui ne porteront plus le maillot violet la saison prochaine (Anquetil, Seri et Ravensbergen), le massif pivot du SAHB se fait un malin plaisir à repousser le moment fatidique. « Tout ce qui se passe là, ce n’est que du bonus. Si on peut aller encore plus loin, voire jusqu’au bout, on prend ».

Depuis qu’il sait que son bail ne sera pas renouvelé, le double mètre n’a cessé de monter en régime au cours du cycle retour. Au point d’être l’un des points d’ancrage principaux d’une défense hermétique et dissuasive, qui a détruit Chartres en demi-finales. « C’est le choix du club. J’ai juste envie de finir mon parcours à Sélestat sur une note positive. Qu’on ne retienne que cet aspect de l’équipe de cette année et de moi-même , précise avec une touche d’émotion celui qui a fait ses classes à Saint-Raphaël. J’ai passé deux bonnes années dans ce club, où j’ai quand même grandi. »

Reste à poser la cerise sur le gâteau. Plus facile à dire qu’à faire. Même si le déroulement de la demi-finale, et surtout celui du match aller, a mis en place une dynamique. Un état d’esprit de conquérants, une manière d’évoluer pas loin de la plénitude. « Il y a une âme dans cette équipe , confirme celui que ses coéquipiers surnomment ‘‘Ogy’’. On a trouvé une sorte de sérénité. On sait qui doit faire quoi. Et comment on doit le faire. Oui, on est sereins. » Pas au point de se croire arrivés. De ce côté, il n’y a pas de crainte à avoir. L’équipe a traversé tant de hauts et de bas durant la saison régulière qu’elle sait que rien n’est fait. À l’image des défaites à Billère ou à Nancy, qui avaient provoqué le courroux du coach.

Djeric, lui, se rappelle des premières journées de cette saison qui pourrait finir par être historique. « J’ai encore le souvenir du match à Istres. On avait essayé de mettre tel ou tel joueur à un poste. On expérimentait des choses. Maintenant, on a une base sur laquelle on peut s’appuyer. » Mais d’ajouter, comme sous la forme d’un avertissement : « J’espère qu’on ne va pas déjouer. Parce que si on sait très bien jouer, faire un non-match, on en est capable aussi… »

Le fait de l’évoquer prouve que les Violets ont gardé les pieds sur terre. Qu’ils ne s’imaginent pas que leur mission sera plus facile parce qu’ils auront en face d’eux le 4e du championnat, une semaine après avoir sorti la tête de série numéro 1 des play-offs. « Si ces équipes sont arrivées à ce stade, c’est qu’elles en ont le niveau. Il n’y a pas de différence, que ce soit Pontault, Dijon ou Chartres » , glisse avec une pointe de sagesse celui qui affiche une réussite supérieure à 81 % aux tirs (13 sur 16).

Conscient qu’une équipe qui joue sa finale aller à domicile doit prendre le maximum d’avance, Ognjen Djeric prévient : « C’est surtout sur nous qu’il faut se focaliser. Pas sur l’adversaire. Et ne pas imaginer que, puisque Pontault-Combault, sur le papier, paraît moins fort que Chartres, on va mettre douze buts d’écart. C’est une très bonne équipe, avec d’excellents joueurs. Il faudra rester réalistes et, surtout, concentrés. » Pour s’offrir le droit de continuer de rêver.

Article et Photo : Journal L'ALSACE 

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