> Le suspense est à son comble

Rédigé le 23/05/2018.

Sélestat n’a pas réussi à prendre quelques buts d’avance avant la finale retour des play-offs de Proligue qui se disputera à Pontault-Combault vendredi. Mais en parvenant à faire match nul (31-31), hier soir, après avoir compté six buts de retard, les Alsaciens ont préservé leurs chances.

La montée se jouera finalement sur un match. Celui qui se déroulera dans deux jours à Pontault-Combault. Une finale retour qui sera, peut-être, encore plus disputée et tendue que la première confrontation d’hier soir au CSI de Sélestat. Si toutefois les acteurs peuvent encore faire monter l’intensité d’un cran. Car l’explication d’hier a déjà été particulièrement intense.

Pour les Violets, il faudra donc remettre ça en région parisienne dans une petite salle chauffée à blanc. Et dans ce chaudron en fusion, il aurait été intéressant de posséder quelques jokers. Ils n’en auront pas, contrairement à la demi-finale contre Chartres, quand ils étaient partis à l’abordage avec un pécule de huit buts.

Cette fois, la besace sera vide. Mais qu’importe. En contrepartie, ils n’auront pas non plus de déficit.

« Tout se jouera là-bas, c’est comme ça, a lancé Christophe Viennet, au sortir du terrain. On n’a pas le choix… »

Ses joueurs devront gagner. Sauf à marquer davantage que les 31 buts d’hier soir et à refaire un nul. Car paradoxalement, Pontault-Combault est parvenu hier soir à garder toutes ses chances pour atteindre la Lidl Starligue en alignant un troisième score de parité pour son troisième match de play-offs.

Les partenaires d’un Valentin Aman qui a joué son rôle de poison (7 buts pour 7 tirs) dans une salle où il a effectué ses premiers pas dans le monde professionnel, s’étaient pourtant placés sur le chemin d’une première victoire. Il ne leur a pas manqué grand-chose pour prendre une énorme option sur l’issue des play-offs quand leur avance a culminé à six buts en début de deuxième période (15-21, 36e  ; et encore 16-22, 38e ).

Jusqu’au retour de Bart Ravensbergen sur le parquet. Le gardien batave qui s’était distingué en début de match avant de décliner, s’est alors mis en mode play-offs pour sa dernière apparition à domicile. En multipliant les arrêts, il a instillé le doute dans les esprits des Pontellois qui semblaient marcher sur l’eau à cet instant du match.

Lancés par un Rudy Seri XXL comme au tour précédent, les Sélestadiens avaient posé rapidement leur patte sur la finale : 6-2 (12e ). À 8-4 (15e ), tout allait encore bien. Jusqu’à une délicieuse roucoulette de Cauwenberghs, censée calmer deux buts visiteurs d’affilée : 9-6 (16e ).

Mais le combat changeait subitement d’âme. Transfigurés, en pleine réussite, relâchés et mis en confiance par leur réussite, les banlieusards parisiens alignaient soudain les buts. Face à une défense désorientée. En dix minutes, le SAHB était douché par un terrible 10-2. Pontault jouaient à merveille son rôle de trouble-fête (11-16, 27e ). « On a eu un gros temps faible, notamment défensif. On n’a pas réussi à se régler sur les glissements du pivot au cours de la première mi-temps », regrettait le coach sélestadien.

Mais il restait encore assez de temps. Les Sélestadiens n’avaient pas envie de se faire croquer et de perdre toutes leurs chances. Et la réaction a été grandiose. Elle a réveillé une salle devenue amorphe et qui a retrouvé de la voix en même temps que son équipe grignotait son retard.

Quand Arthur Anquetil a égalisé (24-24, 47e ), le public s’est relevé comme un seul homme. Son équipe était encore en vie. Malgré tous ses efforts elle n’arrivera pourtant pas à repasser devant. Mais elle a égalisé à plusieurs reprises. Notamment dans la dernière seconde grâce à un penalty de Cauwenberghs (31-31) qui entretient le suspense. C’est sur cet espoir que Christophe Viennet et ses gars surferont vendredi soir.

Article DNA / Jounal L'Alsace

Photo : PhotoHand Thierry BABINOT