> Bien négocier les rendez-vous importants

Rédigé le 23/03/2012.

 

Trop friable défensivement, Sélestat a concédé à Saint-Raphaël sa cinquième défaite consécutive (35-29). Embarrassant, surtout au classement, mais finalement logique face au 3 e du championnat. Le maintien en D1 se jouera davantage face à Paris, dans dix jours au CSI. Un de ces rendez-vous cruciaux auxquels les Violets ont toujours été fidèles cette saison.

 

On se répète peut-être, mais il était écrit que Sélestat allait connaître tôt ou tard une période difficile dans la saison. C’est malheureusement le lot de tout promu et de tout candidat au maintien. Ces cinq défaites consécutives en championnat fragilisent évidemment la situation des Violets au classement, qui comptent encore quatre points d’avance sur les deux relégables, en attendant les résultats de Paris et Ivry face à Créteil et Chambéry.

 

« J’ai toujours dit que notre salut viendrait de l’état d’esprit »

 

Cela ne doit cependant pas faire oublier que trois de ces défaites ont été concédées face à des prétendants à la Ligue des champions, Chambéry (2 e), Dunkerque (4 e) et Saint-Raphaël (3 e). Les coéquipiers d’Olivier Jung auraient pourtant pu créer la surprise dans le Var. Le contexte s’y prêtait, les Azuréens déplorant l’absence de quatre joueurs majeurs.

 

La première période l’a longtemps laissé penser. « On s’est donné les moyens de faire un coup, estime Jean-Luc Le Gall, l’entraîneur violet. Cela aurait été beau de prendre des points là-bas. C’était possible et il reste un sentiment de frustration, car nous n’avons pas été assez costauds défensivement. » Megannem et Stehlik (18 buts à eux deux) ont ouvert trop de brèches dans l’arrière-garde sélestadienne, les Alsaciens finissant par en payer le prix.

 

Mais le Sélestat Alsace Handball ne doit pas nourrir d’excessifs regrets. D’abord parce que les Varois sont intrinsèquement plus talentueux. Ensuite parce que le maintien des Alsaciens ne se jouera pas à l’extérieur, à plus forte raison face à des cylindrées du calibre de Saint-Raphaël.

 

Au cœur d’une indéniable zone de turbulences, le promu sélestadien doit s’accrocher aux branches, à tous les aspects positifs qui ont marqué sa prestation sur la Côte d’Azur. L’attaque a ainsi retrouvé un second souffle, les pertes de balle se sont faites plus rares, le jeu rapide a repris des couleurs. Autant de signaux qui peuvent inciter à un certain optimisme.

 

Suite de l'article DNA