> Un enjeu capital

Rédigé le 31/03/2012.

 

Le jeu de mot est certes facile, mais tellement approprié. Capital, ce match entre Sélestat et Paris l’est assurément. Une victoire des Violets et le maintien deviendrait presque réalité.

 

Faut-il y voir un heureux présage ? La dernière fois que Thierry Omeyer avait fait le déplacement en Alsace, le 15 octobre, Sélestat s’était imposé face à Ivry, un autre adversaire direct pour le maintien (22-21).

 

Le gardien de but de Kiel et de l’équipe de France sera ce soir dans les tribunes du CSI pour encourager son ancien club. Et c’est tout le public violet qui se prend à rêver d’une nouvelle issue souriante.

 

Car Sélestat (9 e) peut s’enlever une belle épine du pied en cas de victoire face à Paris (13 e). À l’inverse, un revers compliquerait singulièrement sa fin de saison. Jean-Luc Le Gall ne cherche pas à nier l’évidence. « C’est un match déterminant, souligne l’entraîneur sélestadien. Par rapport à l’avenir du club, c’est sans doute le plus important de ces trois dernières années. »

 

Il ne s’agit pas d’ajouter une pression supplémentaire à une équipe qui n’en a pas besoin après ses cinq défaites consécutives en championnat. Mais au contraire de transcender un groupe qui n’a jamais failli à domicile cette saison face à ses concurrents directs pour le maintien.

 

« On sait qu’en cas de victoire, Paris ne pourra plus nous dépasser au classement. C’est évidemment une source de motivation supplémentaire », indique Jean-Luc Le Gall. Les Violets compteraient alors six points d’avance sur les joueurs de François Berthier, ainsi que le goal-average particulier, à seulement six journées de la fin du championnat.

 

C’est tout l’enjeu de ce match : là où Sélestat a l’occasion de regarder à nouveau vers le haut, Paris peut être presque irrémédiablement envoyé par le fond. « Une équipe au bord du précipice est toujours très difficile à jouer », estime le coach alsacien.

 

Thierry Omeyer, le porte-bonheur ?

 

« Le classement fait que c’est un adversaire à notre portée. Cela m’étonne de voir Paris dans cette situation. C’est une équipe qui vaut mieux que son rang actuel. Mais elle n’a pas eu beaucoup de réussite ces derniers temps (une seule victoire depuis le début du cycle retour, tout comme Sélestat, ndlr). »

 

Suite de l'article DNA