> Interview Supporter: Le portrait de Claude

Rédigé le 25/05/2020.

Si vous êtes déjà venu voir un match du SAHB, le prochain portrait vous permettra de mieux connaitre quelqu'un que vous avez forcément vu sans même le savoir. Il dirige les chants des supporters, écrit sa propre rubrique dans le magazine Ultra-Violet, et est devenu le président des Violets : découvrez aujourd'hui le portrait de Claude RITZ !

  • Peux-tu te décrire en quelques mots ?

Retraité de l'enseignement je vis à Strasbourg avec mon épouse Fabienne. Je suis passionné de sport, le hand en particulier, je suis de nombreux directs à la télé, et bien sûr me rend régulièrement à la Meinau, supporter du Racing évidemment. J'adore la lecture, plusieurs quotidiens chaque matin et des romans pour l'essentiel, des polars surtout. Je me suis essayé à l'écriture en publiant « Sang Violet », il y a 3 ou quatre ans, un thriller se déroulant dans le milieu du hand, à Sélestat, bien sûr.

  • Depuis quand suis-tu le SAHB ?

Depuis de nombreuses années, en tribune, au Cosec d'abord, à l'époque des Issam Tej ou autre M'Gamen, un duo redoutable. Puis au CSI ensuite. Abonné pendant deux ou trois ans, j'ai ensuite rejoint les Violets. Nous formons un groupe d'inconditionnels, parfois de mauvaise foi, mais toujours présents et vivons également d'autres moments ensemble où la convivialité nous rapproche aussi en dehors des matchs. Certains de mes potes me donnent parfois du Président, je leur réponds alors par une pirouette. Lorsqu'il a fallu remplacer Jean-Claude Neubrand, j'ai manqué de réactivité en étant le dernier à dire « Pas moi ! »

  • Quelles sont tes habitudes lors des soirs de match ?

Cela commence chez moi, en vérifiant si ma tenue est prête, j’essaie de quitter Strasbourg assez tôt pour éviter les gros ralentissements. J'arrive à peu près une heure et demie avant la rencontre. Arrivé au CSI, en sortant de ma voiture, c'est l'odeur des grillades qui me fait humer de plaisir. C'est un peu ma madeleine de Proust, lorsque mon père me payait une Brotwurst à la mi-temps des matchs de foot. Puis la rue des saveurs, traversée lentement jusqu'au bar, histoire de savourer une bonne pression. Je tiens à préciser que ce lieu convivial d'avant et d'après match est unique en France, je connais pratiquement toutes les salles, ça n'existe nulle part ailleurs, y compris dans les clubs étrangers où je suis allé : Mannheim, Flensbourg, Barcelone, Veszprem, Porto, Berlin. Il n'y a qu'à Cologne, pour le Final Four de la ligue des Champions qu'une rue entière est dédiée à la flânerie. Mais là, c'est un autre monde. Bravo au SAHB pour cette réussite. C'est le moment des retrouvailles, de prendre des nouvelles des uns et des autres, de saluer spectateurs, bénévoles et dirigeants. Puis, on installe notre matériel tout en jetant un œil sur l'échauffement. La température monte à l'entrée des joueurs, ensuite, on fait notre boulot.

  • Comment as-tu occupé tes journées pendant le confinement et comment se profile le déconfinement ?

En tant que retraité, n'ayant plus de contraintes professionnelles, mes habitudes n'ont guère changé. Bien sûr, je respecte les consignes des gestes barrières et ne sort pas sans masque, cette crise est sérieuse. J'attends la réouverture des parcs, près de chez nous il en existe un bien ombragé, aux voies de circulation suffisamment larges pour nous adonner à des parties de pétanque acharnées avec Fabienne, mon épouse.

  • Le SAHB ne te manque-t-il pas trop ?

Énormément ! Demain, le 23 mai, était prévue les demi-finales de Proligue, alors, pourquoi ne pas rêver, j'imagine Sélestat-Limoges avec une victoire au bout, aux tirs au but ! Déjà que je me rongeais d'impatience pendant les 3 mois de trêves estivales, en plus cette fois-ci, personne n'a de repère pour un redémarrage

  • Suis-tu l’actualité des Violets sur les réseaux ?

Oui, bien sûr, surtout en cette période, le virtuel a du bon.