> Une 6ème place et aucune garantie

Rédigé le 30/04/2012.

 

Une 9 e victoire de la saison face à une équipe du Top 5 obtenue avec une envie à renverser des montagnes.

Le paradoxe, et un bémol à la joie du soir, est que si cette victoire avait fait gagner deux places au classement samedi, elle ne rapprochait pas du maintien.

Un 6 e, en compagnie de Toulouse – vainqueur à Créteil hier (31-34) – qui reste sous la menace d’une relégation, c’est quand même le comble ! Mais le championnat de D1 est tellement particulier cette année, avec huit équipes qui se tiennent en trois points à l’issue de cette 22 e journée, qu’il ménage le suspense.

 

Ailes bouclées et temps d’adaptation


Dans la chaleur qui avait envahi le CSI après une véritable journée d’été, les chaleureux supporters des Violets n’en menaient pas large après le 1-6 des dix premières minutes de jeu. Cruelle désillusion en perspective ?

Pas pour le président du SAHB, Vincent Momper : « Même à ce moment, je n’ai pas douté de mon équipe. Mais peut-être étais-je le seul dans la salle… Ce sont des joueurs extraordinaires qui ne baissent jamais les bras. »

Et effectivement, le charme d’un tel match c’est quand il bascule. Le sorcier Djordje Pesic, d’un coup de baguette magique (mais aussi avec son énorme talent de pivot), ressuscitait son équipe qui venait de connaître cinq échecs au tir, dont trois pour le seul Frédéric Beauregard.

En sport d’équipe, un sorcier tout seul ne peut rêver de toute-puissance, il lui faut des assistants. Autour de lui en attaque, les rôles étaient distribués par le meneur de revue Yuriy Petrenko. Et finalement seul Vladimir Ostarcevic a eu du mal à s’inscrire dans le dispositif.

Jordan François-Marie, lui, avait besoin de se retrouver dans une longue post-convalescence. Mission accomplie : avec plusieurs initiatives couronnées de succès, il a pesé sur le match et inscrit des buts importants.

L’envol par les ailes se révélait plus difficile. « Ils les ont bouclées en défense, et nous avons mis du temps à nous adapter. Surtout après ce mauvais départ, sans doute lié à l’enjeu. » Concerné par ce compartiment du jeu, Arnaud Freppel devra se contenter d’un but (contre trois pour Kevin Beretta).

Confirmant sa fiabilité, le gardien Laszlo Fulop, utilisé à plein-temps, a fait son job devant une défense qui a alterné l’excellent et le moyen autour d’un Guynel Pintor en plein désarroi après une deuxième exclusion dès la 17 e : « Je l’avais à peine touché et il est tombé ! Jean-Luc (Le Gall) m’a dit de faire attention, mais on était parfois obligé de défendre à trois sur Fernandez Fernandez. On a bien géré quand c’était chaud. »

 

Suite Article DNA