> Le maintien, c’est maintenant

Rédigé le 05/05/2012.

 

Le SAHB a l’occasion d’assurer son maintien parmi l’élite à condition de gagner ce soir (20 h 30) face à Cesson. Mais au lendemain d’une victoire de prestige sur Nantes, il faudra se méfier d’une autre équipe bretonne dominatrice à l’aller.

 

En début de saison, on tablait sur neuf victoires pour assurer le maintien en Ligue Nationale. Mais vu la tournure qu’a prise la lutte pour la survie qui concerne encore neuf équipes à quatre journées de la fin, mieux vaudrait en compter dix pour être totalement rassuré. C’est l’objectif auquel s’attelleront les Sélestadiens ce soir face à Cesson.

 

Comme tous ses coéquipiers, Guynel Pintor y mettra toute son énergie en veillant à ce que les attaquants adverses ne puissent pas développer leur jeu habituel. Car le rôle du grand défenseur martiniquais se borne, pour l’instant, à lever ses immenses bras pour perturber les tireurs qui s’avancent vers lui. Lorsqu’il est arrivé au centre de formation de Sélestat voici maintenant cinq ans, il participait au jeu d’attaque avec la réserve en Nationale 2. Mais depuis son intégration dans l’équipe professionnelle, il se cantonne au sale boulot. « Plus jeune, je plantais des buts mais par la force des choses je me suis spécialisé dans le travail défensif. Et je dois avouer que j’aime ça. »


« Il faut avoir envie »

 

D’abord spectateur lors de ses premières apparitions en équipe « une » à l’époque de la D2, il s’est progressivement rendu indispensable pour finir la saison en position de titulaire. « J’ai pris ma place au milieu aux côtés de Christian Omeyer qui m’a appris les ficelles du métier. Il a une grosse expérience de ce poste et m’a transmis ses connaissances, » explique l’intéressé aussi efficace que discret à ce poste pourtant exposé aux sanctions puisqu’il n’a écopé que huit fois deux minutes en 22 matches. La semaine dernière contre les gros gabarits nantais, Guynel a été rappelé à deux reprises sur le banc en moins d’un quart d’heure par les arbitres en première mi-temps. « C’est la première fois que ça m’arrive. » Cela ne l’a pas perturbé plus que cela puisqu’il a fini la rencontre avec la même intensité. « Jean-Luc Le Gall m’a simplement dit de faire attention. Il m’encourage beaucoup et je sens qu’il me fait confiance. De mon côté, je me donne à fond à chaque entraînement comme Valentin Aman. Et je profite des séances vidéo pour me concentrer sur les adversaires et mieux connaître leur jeu. Je découvre la D1 dont le niveau est vraiment beaucoup plus fort individuellement que la D2 d’où on vient. J’ai peut-être progressé. Ce n’est pas à moi de le dire. Ce qu’il faut surtout, c’est avoir envie. »

 

Suite de l'article L'Alsace