> Sélestat a failli toucher le jackpot du casino de Saint-Raphaël

Rédigé le 28/09/2011.

 

Le SAHB n’est pas passé loin de frapper un gros coup samedi pour son deuxième match à domicile. Car il ne lui a pas manqué grand-chose pour créer la sensation face à Saint-Raphaël (22-24).
S’en venir mourir si près d’une valeur étalon du championnat, laisse davantage de regrets que de satisfactions. Après la rencontre, les sentiments étaient d’ailleurs mitigés. Les uns rappelant ces petits détails qui auraient pu faire basculer le match dans l’autre sens, les autres trouvant des motifs de satisfactions pour la suite de la saison.

« Donner plus que le maximum »
L’avis du coach sélestadien, Jean-Luc Le Gall, était lui aussi mitigé. « Quand on s’incline de sept buts à Tremblay, il n’y a rien à dire, mais lorsque ça se joue à un but comme ce soir, car le dernier de Krantz tombe dans les dernières secondes, toutes les décisions sont lourdes de conséquences. Dans ces cas-là, on se demande si on a pris les décisions qui s’imposaient depuis le banc et s’il n’y avait pas moyens de faire tourner le score en notre faveur. C’est le travail auquel je vais m’atteler cette semaine et que les joueurs devront s’imposer également. Ils ont bien joué, ont peut-être cru avoir fait le maximum, mais ils doivent se persuader qu’il faut donner davantage que le maximum pour être récompensé. »

Si l’enjeu a pris la direction de la Côte d’Azur, c’est aussi parce que les visiteurs ont pu prendre leurs distances en profitant d’un terrible trou d’air sélestadien quand le score est passé de 11-11 (28 e) à 12-17 (41 e). Treize minutes durant lesquelles les attaquants du SAHB se sont cassé les dents sur un gardien exceptionnel qui, non content de bloquer les tirs, s’est aussi amusé à mettre ses coéquipiers sur orbite par des relances foudroyantes.

Sélestat aurait pu y laisser ses illusions. Mais sa défense a réussi à pallier la gabegie offensive, évitant que l’écart ne devienne rédhibitoire. « Contrairement à la semaine dernière, nous n’avons pas gaspillé des ballons, précise Le Gall. Nous avons juste raté nos tirs. Le travail défensif, avec notamment un bon repli, nous a permis de revenir dans le match. N’encaisser que 24 buts, comme face à Créteil, indique que nos bases sont là. Qu’on peut compter sur notre défense. »

« Nous sommes en progrès »
Et miser également sur l’état d’esprit d’un groupe qui ne renonce jamais et qui a joliment relevé la tête pour jouer les yeux dans les yeux avec une grosse écurie du championnat jusqu’à l’avant-dernière seconde. « On est en progrès et ceux qui sont à la peine actuellement vont retrouver leurs moyens. Je suis persuadé que Beauregard va bientôt nous apporter ses buts et que les jeunes vont continuer de progresser. En multipliant des matches comme samedi, un garçon comme Eymann aura pris de la bouteille dans six mois. On a un groupe d’avenir et une équipe qui devrait encore progresser. C’est encourageant pour les prochaines sorties. »

Il ne reste plus qu’à le traduire sur le plan comptable. Ce point du nul qui était à portée de main (à défaut d’une victoire) aurait pu être ce catalyseur capable de stimuler encore davantage l’équipe.

Christian Weibel  - L'Alsace