> Il faudra survivre dans une jungle encore plus hostile

Rédigé le 10/09/2012.

 

Au lendemain d’une superbe saison (7 e), Jean-Luc Le Gall attaque la nouvelle avec quasiment le même groupe qui misera sur son collectif et son état d’esprit avec l’appui de son chaleureux public, prêt à pousser les Violets vers d’autres exploits.

 

Alors que la plupart de ses concurrents se sont armés en prévision d’un niveau d’exigence encore plus élevé, Sélestat n’a pu que maintenir son effectif et n’aura pas beaucoup de latitude pour éviter l’une des deux dernières places.

 

Cette fois l’effet de surprise ne jouera plus en faveur du SAHB. Il lui faudra donc trouver une autre recette pour cuire ses rivaux à l’étouffée et arriver à ses fins : renouveler son bail pour une année supplémentaire au sein d’un championnat de plus en plus élitiste. Une Ligue où les budgets ont encore pris du poids.

 

Dans cette course à l’armement, Sélestat a bien du mal à suivre le rythme effréné des grosses écuries. Paris s’affiche à 7,5 millions d’euros et Montpellier dispose d’environ 6,2 M€. Avec ses 1,7 M€, Sélestat fait donc figure de parent pauvre. Le SAHB a certes prouvé qu’on pouvait obtenir d’excellents résultats en disposant d’une des plus petites bourses de la D1. C’est là, l’un des gros mérites du club alsacien dont la 7 e place finale l’an dernier fait figure d’anomalie et peut être considérée comme un exploit.

 

« Si l’on compare avec nos rivaux dont la plupart s’est donné des moyens supplémentaires, le maintien paraît bien plus compliqué que la saison dernière », constate réaliste le président Vincent Momper. Ne disposant pas des mêmes rentrées financières en terme de subventions que ces rivaux issus de grandes métropoles ( «cela représente un million de moins par rapport à la moyenne des subventions en France » regrette le président), Sélestat a dû se contenter du même budget que l’année précédente. « Nous travaillons pour l’augmenter mais la situation économique n’est pas simple pour nos partenaires. » Cela a permis de conserver un effectif qui n’a perdu qu’un joueur, Vlado Ostarcevic. Mais sans le moindre renfort. À moins de considérer que Salami, après une saison blanche, en soit un, tout comme Jordan François-Marie qui n’a pu s’exprimer que lors des derniers matches.

 

Suite de l'Article L'Alsace - photo Denis Werwer