> L’orgueil violet

Rédigé le 30/09/2012.

 

Sélestat ne méritait pas de perdre hier face à Cesson-Rennes. En arrachant le point du match nul (23-23), les Violets ont débloqué leur compteur autant qu’ils ont rassuré après leurs deux défaites inaugurales contre Nantes et Saint-Raphaël.

 

Ils sont passés par tous les sentiments. Ils ont cru un moment que cette rencontre allait leur échapper. Ils se sont vus l’apprivoiser quelques instants plus tard, avant de la sentir à nouveau filer entre leurs doigts.

 

Mais les Violets ont affiché hier le visage qui avait fait d’eux un brillant septième de LNH la saison dernière. Et c’est Frédéric Beauregard, d’un tir rageur au bout du suspense et à quatre secondes de la fin du match, qui a offert au Sélestat Alsace Handball son premier point en championnat.


« C’est une expression toute faite, mais on n’a vraiment rien lâché »

 

« La défaite aurait été cruelle pour les deux équipes. Le match nul est relativement logique », soulignait Jean-Luc Le Gall, conscient que son équipe aurait très bien pu concéder une troisième défaite de rang. Et si le premier succès sélestadien attendra encore un peu, ce match nul avait presque des allures de victoire dans les rangs violets. « Je retire plus de satisfaction que de négatif, souffle l’entraîneur alsacien. Nous étions dans un moment difficile, les joueurs ont su répondre présent et je les félicite. »

 

Obrad Ivezic avait donné le ton d’entrée. Le gardien serbe, auteur de quatre arrêts en six minutes, permettait au SAHB de prendre les devants (2-0, 4 e). Mais les Violets ne capitalisaient pas vraiment et les Bretons parvenaient à recoller (2-2, 8 e). Les coéquipiers de Boultif, bien aidés eux aussi par leur portier, Genty, prenaient même l’avantage au score (3-4 à la 12 e puis 5-7 à la 19 e). Si Pesic égalisait (10-10, 24 e), c’est bien Cesson-Rennes qui virait en tête à la pause (10-13).

 

Le début de seconde période n’allait pas vraiment rassurer, Sélestat se retrouvant même relégué à quatre longueurs (14-18, 39 e). Et puis les Violets ont sonné la révolte. Jordan François-Marie et Kevin Beretta ont marché sur l’eau, la défense violette a retrouvé son efficacité et Sélestat s’est envolé (21-18, 52 e). Rien ne semblait alors pouvoir arrêter les coéquipiers de Yuriy Petrenko, portés par un public exceptionnel. Mais les Bretons, revigorés par la réussite de Suty, renversaient la situation (22-23 à 45 secondes de la fin). La suite, on la connaît, Frédéric Beauregard surgissait pour arracher un match nul amplement mérité.


« Quelque chose qui porte les joueurs »

 

Les Sélestadiens auraient pu gagner cette rencontre. Ils ont su ne pas la perdre en retrouvant leurs belles vertus de la saison passée. « C’est une expression toute faite, mais on n’a vraiment rien lâché, apprécie Jean-Luc Le Gall, saluant au passage le match « exceptionnel » de Jordan François-Marie. On a su saisir notre chance quand elle est venue. »

 

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