> JL Le Gall : «C’est un point pour notre équipe et un pour le public»

Rédigé le 15/10/2012.

 

Le SAHB a compté jusqu’à cinq buts de retard samedi. Il est donc revenu d’encore plus loin que mercredi, pour passer devant Tremblay dans les cinq dernières minutes. Un retournement de situation dans une ambiance indescriptible.

 

Le bénéfice comptable est immédiat, Sélestat campant désormais en milieu de tableau avec les cinq points d’un bilan parfaitement rééquilibré depuis le nul contre Cesson et la victoire à Créteil. Apprécions le moment présent, car les prochains matches face à Dunkerque, Paris, Montpellier et Ivry ne vont peut-être pas prolonger la poussée verticale…


« Un bel état d’esprit et un public chaud-bouillant »

 

Cette course-poursuite se terminant en apothéose, en communion avec un public débordant d’enthousiasme, est le fruit d’un sursaut collectif. « On n’a rien lâché tout au long du match, souligne un Quentin Eymann dont le bras gauche a été décisif au bon moment (les 26 e et 27 e buts). C’est tous ensemble, avec un bel état d’esprit et un public chaud-bouillant, qu’on est remonté. C’est ça, notre collectif, qui a joué. Il fallait être aussi fort en défense que de pouvoir mettre les balles au fond en attaque. »

 

Djordje Pesic, le pivot à créditer d’un sans-faute alors qu’il ne disposait que de peu d’espaces sur sa ligne continue, précise à quel moment le match bascule : « On n’est pas bien en défense en première mi-temps (12-16), mais dans la seconde, c’est toute l’équipe qui joue avec son cœur malgré la fatigue accumulée depuis mercredi. » Les contre-attaques de départ qui avaient permis à Tremblay de s’envoler, les tirs de loin ratés et le repli défensif approximatif avaient fait naître des doutes chez les spectateurs, pas chez les joueurs.

 

« Dans plusieurs phases, nos adversaires ont connu davantage de réussite, considère Jean-Luc Le Gall. Même au niveau de l’envie, je trouvais qu’ils en avaient plus que nous sur les ballons qui revenaient en jeu après les tirs sur le poteau ou ceux qui traînaient. » L’entraîneur du SAHB en a fait part à son équipe dans le vestiaire, et les corrections ont été apportées avec bonheur.

 

Sélestat, où l’ailier Beretta a fait une rentrée fracassante avec ses huit buts, dont six penalties, aurait pu se déstabiliser un peu plus en apprenant que son second gardien, Ivezic, venait de se donner une entorse à la cheville en s’échauffant. Mais Fulop est une assurance tous risques. Il a continué à jouer son rôle avec la même perfection, et même avec davantage d’acharnement.

 

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Crédit Photo : Christine BIAU