> Fierté et regrets…

Rédigé le 21/10/2012.

 

Sélestat est passé tout près de créer un énorme et sublime exploit, hier face à Dunkerque. Malgré leur courage et une combativité de tous les instants, les Violets ont échoué à deux petits buts de l’armada nordiste (25-27). De quoi être fiers, mais aussi de nourrir quelques légitimes regrets.

 

Ils auraient assurément mérité le point du match nul, ne serait-ce que pour récompenser leur incroyable volonté. Les Sélestadiens sont sortis bredouilles de ce match face à Dunkerque, sur le plan comptable s’entend, et le parfum de la déception devait sans doute flotter sans le vestiaire violet, hier aux alentours de 22h45.

 

Il s’en est fallu de peu : une balle perdue dans les dernières secondes, un ou deux penalties manqués, l’une ou l’autre imprécision pour faire basculer le destin de cette rencontre en faveur des coéquipiers de Yuriy Petrenko. Et le Sélestat Alsace Handball a seulement effleuré son premier exploit cette saison.

Les joueurs de Jean-Luc Le Gall n’ont pas à rougir. Ils ont réellement fait trembler Dunkerque, un des gros bras de ce championnat, un des seuls peut-être capable de contester quelque peu la suprématie de Paris. Fort du soutien de son public, une nouvelle fois fantastique devant les caméras de Sport+, le SAHB a encore montré qu’il pouvait rivaliser avec n’importe qui.

 

Sans un gardien en réussite, impossible de faire chuter plus fort que soi. Laszlo Fulop s’est montré à la hauteur de l’événement hier. Le portier hongrois réalisait des prouesses en début de match (sept arrêts en 6’).


Les Violets ont réellement fait trembler Dunkerque, l’un des gros bras de ce championnat

 

Mais de l’autre côté du terrain, ses coéquipiers patinaient et Sélestat était vite distancé (1-7, 13 e). Dunkerque déroulait et l’issue de la rencontre se dessinait trop rapidement…

 

C’était sans compter sur l’orgueil violet. L’entrée de Frédéric Beauregard redonnait également du tonus à l’attaque sélestadienne. L’arrière gauche inscrivait trois buts de rang et relançait les siens (4-8, 16 e). Arnaud Freppel et Jordan François-Marie lui emboîtaient le pas et les Alsaciens revenaient tout près (9-10 à la 22 e puis 10-12 à la 25 e).

 

La deuxième exclusion temporaire d’un Pesic étonnamment maladroit au tir hier allait freiner l’élan alsacien. En supériorité numérique, Dunkerque reprenait le large et Nagy, impeccable durant cette première période (4/4), donnait cinq buts d’avance aux Nordistes à la pause (11-16).

 

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