> Un parfum de victoire ....

Rédigé le 12/11/2012.

 

Grâce à un but de Yuriy Petrenko à la dernière seconde, Sélestat a contraint le grand Montpellier au match nul (30-30). Une juste récompense, aux allures de succès, pour des Violets qui ne méritaient pas moins.

 

Ils ont sauté, crié, exulté, communié avec un Rhenus lui aussi ivre de bonheur. Les Sélestadiens ont fait chavirer le public alsacien, recevant sitôt le match terminé une ovation à la hauteur de leur prestation : énorme !

 

Avec les retours hier de Karabatic, Tej et Gajic, Montpellier retrouvait une équipe plus conforme à son statut de champion de France en titre. C’était écrit, les Héraultais à nouveau (presque) au complet allaient reprendre sans trembler leur marche en avant.


« Sur l’ensemble du match, le nul est logique »

« Quand tu affrontes le PSG ou Montpellier, tu peux imaginer que cela se passe mal, souffle Jean-Luc Le Gall, l’entraîneur sélestadien. Il y a toujours une peur qui s’installe. » Visiblement (on s’en doutait déjà un peu), les Violets ne connaissent pas ce sentiment.

 

La peur avait changé de camp hier. Et c’est longtemps Montpellier, malmené par des Alsaciens héroïques, qui a cru voir le sol se dérober sous ses pieds. « C’était un match intéressant, souligne Patrice Canayer, le coach montpelliérain. Sélestat a livré une très bonne prestation. J’ai des regrets car on domine le final, mais sur l’ensemble du match, le nul est logique. »

 

L’honnêteté n’est pas la moindre des qualités de Patrice Canayer, à qui il n’a certainement pas échappé que son équipe était encore menée à la 54 e, après le 4 e but de Pawel Podsiadlo (28-27). Sélestat est passé tout près d’une victoire de prestige, la première de son histoire en D1 face à Montpellier.

 

Jean-Luc Le Gall, lui, n’oublie pas non plus que le spectre de la défaite s’est un moment promené au-dessus du Rhenus, quand les coéquipiers d’Issam Tej, en supériorité numérique, ont repris l’avantage à 45 secondes du coup de sifflet final (29-30). « Il n’y a aucune frustration, assure le coach violet. C’est plutôt un bon point. C’est nous qui avons inscrit le dernier but. »

 

Suite de l'article DNA

 

Photos DNA – Jean-Christophe Dorn