> Sélestat a pu mesurer le chemin parcouru

Rédigé le 13/11/2012.

 

Si Montpellier n’est plus la machine de guerre des saisons précédentes, le point gagné dimanche par le SAHB contre cette équipe traduit ses progrès depuis son retour en LNH.

 

Depuis l’avènement de Montpellier au firmament du handball français en 1995, un week-end contre cette équipe se traduisait inexorablement par une défaite pour Sélestat comme pour bon nombre de clubs du championnat de France. Si durant ces 18 années, Sélestat est quelquefois parvenu à inquiéter cette équipe (21-19 en octobre 98 à Montpellier), le club alsacien a aussi encaissé de sacrées claques (deux fois 42-25, en mars 2003 à l’extérieur et en mai 2007 à domicile). Car l’écart entre les deux équipes ne faisait qu’augmenter au fil du temps. Du point de vue sportif, mais aussi structurel. Si une lettre différenciait le MAHB du SAHB, en réalité, c’était un monde qui les séparait.

 

Pourtant, depuis son passage en D2 entre 2009 et 2011, le club alsacien n’a cessé de gommer cette différence. En se professionnalisant dans beaucoup de domaines, en disposant d’une salle aux normes d’un championnat de plus en plus structuré. En bâtissant une équipe avec des moyens modestes, mais qui ne fait plus de complexes contre des rivaux plus aisés.


Mieux que l’an dernier

 

L’an dernier, pour sa première décentralisation à Strasbourg, Sélestat avait mené jusqu’à la 35 e minute contre Montpellier. Un an plus tard, ce n’est qu’à la 45 e minute que les partenaires de Guigou sont passés devant pour la première fois. Sans que Sélestat ne lâche l’affaire pour autant. Face à un adversaire qui venait de retrouver ses meilleurs atouts - Gajic, Karabatic et Tej ont marqué 24 des 30 buts de leur équipe -, Sélestat a su faire face pour obtenir une égalisation mille fois méritée (30-30). « J’ai l’impression qu’on a mieux joué que l’an dernier, estime aussi le coach Jean-Luc Le Gall. J’ai aimé notre côté rigoureux et le jeu proposé en attaque. On avait déjà été bons contre Dunkerque mais cette fois, on prend un point. On présente souvent ces matches contre les grosses équipes comme des matches perdus d’avance, mais on les joue tous pour gagner. Même s’il n’y a qu’une demi-chance, il faut savoir la saisir. »

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Photo Denis Werwer