> Une belle mécanique

Rédigé le 26/11/2012.

 

Billère n’a pas pesé bien lourd face à des Sélestadiens qui ont parfaitement négocié leur match contre la lanterne rouge pour remonter à la 9 e place de la LNH avant de se rendre à Chambéry.

 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’est jamais simple d’affronter le dernier du classement. Ces confrontations, apparemment faciles, peuvent se transformer en match piège dans la mesure où votre adversaire n’a rien à perdre. « J’avais encore en tête notre contre-performance contre Valence lorsque nous étions en D2, se souvient Olivier Jung. Ce n’est jamais évident quand tu es obligé de gagner. »

 

Les premières minutes ont d’ailleurs renforcé cette crainte de voir Sélestat passer une pénible soirée quand le tableau d’affichage indiquait 3-0 en faveur de la plus mauvaise attaque de la LNH. Mais, sur le terrain, les joueurs du SAHB ont intelligemment laissé passer l’orage. « Il n’y avait aucune raison de s’affoler même si je craignais qu’on était parti pour souffrir pendant 60 minutes, avoue celui qui allait entrer en scène à partir du quart d’heure de jeu en remplacement de Djordje Pesic, touché au genou. On a bien vu que notre jeu était en place et que ça finirait par venir. On s’est d’ailleurs bien ressaisi. »

 

Deux minutes après avoir compté trois buts de retard (2-5, 8 e), les Sélestadiens étaient déjà revenus à la hauteur du promu (5-5). Dix minutes plus tard, ils avaient fait le break (12-6, 20 e) et n’allaient plus jamais être inquiétés. En compagnie de Beretta et de Podsiadlo, Olivier Jung a été l’un des grands artisans d’une première mi-temps particulièrement aboutie une fois le train sur rails. À eux trois, ils ont mis le malheureux gardien billérois, Ghoumal, au supplice en inscrivant 13 des 18 buts alsaciens des trente premières minutes.

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Crédit photo : LNous