> La tête à l’envers

Rédigé le 10/12/2012.

 

Le rêve de Sélestat s’est brisé hier sur une solide équipe de Nantes (33-25). L’aventure en Coupe de la Ligue s’est donc arrêtée en demi-finale. La marche était assurément trop haute pour les Violets

 


Sélestat ne le savait que trop bien. Pour espérer s’inviter en finale de la Coupe de la Ligue, il fallait réaliser le match parfait face à une équipe de Nantes taillée pour le titre. Les Violets en étaient malheureusement très loin hier, dans une demi-finale qui a rapidement tourné au calvaire. Et leur doux rêve s’est transformé en un brutal retour à la réalité.

 

« À un moment donné, on a eu l’impression que l’on ne savait plus jouer au handball »


« Quand on perd dans les grandes largeurs, c’est toujours cruel », souffle Jean-Luc Le Gall, « marqué comme les joueurs et le staff » par cette large défaite. Sélestat ne s’est pas souvent raté cette saison. Le destin a voulu que ce fameux “jour sans”, qui ponctue les saisons de chaque équipe, se produise hier à Toulouse.

 

 

Les Violets ont manqué leur premier grand rendez-vous dans un Final Four. C’est triste, mais c’est ainsi, même si cela n’enlève rien à leur parcours dans cette Coupe de la Ligue.

 

Les récents coups d’éclat face à Montpellier et Chambéry avaient fait naître l’espoir d’accrocher un nouveau membre du Top 5 de LNH. Les vingt premières minutes contre Nantes l’ont entretenu, tant que Sélestat est parvenu à rester dans le sillage de son adversaire. La réussite de Beretta – cinq buts en un quart d’heure avant de passer étrangement le reste de la rencontre sur le banc – avait idéalement lancé les Alsaciens (3-5 à la 7 e puis 7-8 à la 16 e).

 

 

Et puis les Nantais ont sonné la charge, portés par leur trio espagnol Rivera – Entrerrios – Maqueda (17 buts à eux trois).

 

« On a raté des moments clés en première période », regrette l’entraîneur sélestadien. Et la confiance des coéquipiers de Yuriy Petrenko s’est progressivement délitée. « On a très bien joué au handball pendant vingt minutes. On réussissait à faire douter Nantes. Et puis on n’a plus mis les tirs. Le sport de haut niveau, c’est surtout une question de confiance. »

 

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