> Tremblay tremble devant Fulop

Rédigé le 25/02/2013.

 

Avec un Laszlo Fulop décisif dans les dernières minutes, le Sélestat Alsace Handball a imité Chambéry et Paris, les deux seules autres équipes à s’être imposées sur le parquet de Tremblay.

 

« Je suis toujours motivé contre Tremblay », lance Laszlo Fulop. Motivé et performant devrait-on ajouter. Treize arrêts en Coupe de la Ligue, dix-huit en championnat lors du match aller, le gardien sélestadien prend souvent le meilleur sur les tireurs du 93.

 

Le Hongrois a remis ça samedi (8 arrêts), au relais d’un Obrad Ivezic lui aussi brillant (10 parades). Après un premier arrêt dès son entrée en jeu à la 42e sur un tir de Mathieu Drouhin, Laszlo Fulop a pourtant connu une période de flottement. Mené 26-23 à la 52e , Sélestat semblait s’acheminer vers son 8e revers de la saison.
 

Le duel remporté contre Bingo a tout changé

 

Le portier violet est alors sorti de sa boîte après un tir de Crépain, le demi-centre tremblaysien, reçu dans le visage ! « Ça m’a énervé. C’est ça qui a tout déclenché. » Et comme souvent depuis le début de la saison, Laszlo Fulop s’est montré diablement décisif.

 

Que serait-il advenu si Arnaud Bingo n’avait pas échoué seul en contre-attaque, alors que les deux équipes étaient au coude à coude (26-26) et qu’il restait à peine quatre minutes à jouer ? Ce duel remporté face à l’ailier gauche champion du monde a sans aucun doute changé l’issue de la rencontre.

 

Ce n’est pas la première fois que Laszlo Fulop se met en évidence contre Tremblay. En avril 2011, avec Saint-Cyr (succès 28-18), il avait littéralement écœuré les joueurs de Stéphane Imbratta. « J’avais joué les dix dernières minutes et j’avais réalisé six arrêts sur sept tirs. Mais je préfère la victoire obtenue samedi. C’était plus serré, il y avait davantage de suspense. »

 

Avec le recul, on aurait pu “deviner” que les Violets allaient s’imposer en Seine-Saint-Denis. Car Laszlo Fulop ne perd presque jamais contre les Franciliens. « Avec Saint-Cyr et Sélestat, j’ai remporté six des sept derniers matches contre cette équipe (en championnat, en Coupe de la Ligue et en amical, ndlr). C’est un peu particulier pour moi. J’ai joué juste à côté, à Villepinte et à Livry-Gargan. Et j’étais en contact avec Tremblay lorsque j’ai quitté ces deux clubs », révèle le gardien de 34 ans.


La cohésion prend le meilleur sur les noms

 

S’il a brillé, Laszlo Fulop voulait surtout retenir la victoire du collectif. « Tremblay a des noms, mais pas d’équipe, moins de cohésion. Nous n’avons pas de noms, mais nous jouons bien ensemble. Et dans les fins de match serrées, nous avons eu de la réussite à chaque fois. »

 

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Crédit Photo : C. BIAU