> Le travail n’est pas terminé

Rédigé le 15/04/2013.

 

En s’inclinant à domicile contre Toulouse (28-35), Sélestat a brûlé un joker dans la course au maintien. Il en reste heureusement d’autres aux Violets, conscients qu’ils devront élever leur niveau de jeu lors des prochaines échéances.

 

Il fallait bien que la série s’arrête un jour. Jamais depuis leur retour en D1 les Sélestadiens ne s’étaient inclinés à domicile contre un adversaire moins bien classé. « Mais ce Toulouse-là n’est pas à sa place au classement. L’équipe que nous avons affrontée samedi nous est supérieure », souffle Jean-Luc Le Gall, l’entraîneur alsacien.

 

C’est une évidence, ce Fenix new-look ne ressemble en rien à celle que les Violets avaient battue lors du match aller sur les bords de la Garonne.


Vasilakis change la donne

 

Fin décembre, Jérôme Fernandez revenait tout juste de blessure et le Grec Alexandros Vasilakis était encore loin de la ville rose. En inscrivant 21 buts, les deux arrières ont été les bourreaux des coéquipiers de Yuriy Petrenko.

 

« Ce que je regrette, c’est que nous n’avons pas pris la mesure de l’adversaire, analyse Jean-Luc Le Gall. C’est la première raison de notre échec. On n’avait pas la bonne image de Toulouse. Je pense que c’est un adversaire qui ne nous a pas fait assez peur. »


« Ce n’était pas arrivé depuis des lustres »

 

Il n’a fallu qu’un seul match à Vasilakis pour montrer qu’il pouvait terroriser toutes les défenses de LNH. « Leur nouveau joueur change la donne », confirme Jean-Luc Le Gall. Avec lui, Toulouse est déjà devenue une équipe beaucoup plus complète et équilibrée. Une équipe qui n’a pas manqué de poser d’insolubles problèmes à Sélestat, les 21 buts encaissés en première période étant là pour en témoigner.

 

C’est d’ailleurs quand les Violets ont resserré la garde durant les quinze premières minutes de la seconde période qu’ils sont revenus dans le sillage des Toulousains (22-23, 40e ). Mais le talent du trio Fernandez-Vasilakis-Zvizej (28 buts à eux trois) a fait la différence.

 

« Nous avons déjà battu des équipes supérieures, mais nous n’étions pas suffisamment prêts pour cela contre Toulouse, insiste le coach. Nous n’avons pas été la hauteur de ce que nous sommes capables de faire. Il aurait fallu réaliser un grand match pour s’imposer contre ce Toulouse-là. »

 

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Photo : C. Biau