> Plus que trois points d’avance

Rédigé le 15/04/2013.

 

La défaite de samedi face à Toulouse risque de coûter cher au SAHB qui voit sa marge de manœuvre fondre par rapport à ses suivants. La fin de saison s’annonce du coup plus compliquée que prévue.

 

Si la logique avait été respectée, on aurait presque pu conclure à l’issue de cette 20e journée que le SAHB était en passe de renouveler son bail en LNH. En effet, si les résultats des matches avaient été conformes aux prévisions, Créteil, l’avant-dernier du classement, aurait dû s’incliner à Montpellier, et Sélestat prendre la mesure de Toulouse où les Alsaciens s’étaient imposés à l’aller. Dans ce cas de figure, l’écart entre le SAHB et le premier relégable aurait été de sept points. Il aurait donc suffi d’un succès alsacien lors de la réception de Créteil, pour valider mathématiquement le maintien du SAHB au sein du deuxième meilleur championnat au monde derrière la Bundesliga.


Plus que trois points d’avance

 

Seulement voilà, le sport ne fait jamais bon ménage avec la logique. C’est ce qui en fait son attrait et son charme. La soirée de vendredi durant laquelle Créteil a ridiculisé Montpellier dans son antre, aurait dû mettre la puce à l’oreille des Sélestadiens. Mais visiblement ils n’ont pas reçu l’avertissement. Du moins pas assez fortement pour être sur leurs gardes. Car ce succès inattendu des Cristoliens ajouté à la nouvelle démonstration d’autorité des Aixois (6 points à la trêve, mais 15 sept journées plus tard grâce à l’effet Karabatic) rendait la victoire encore plus indispensable. Pour s’éviter des frayeurs en fin de saison. Car derrière le SAHB, ça revient fort. Les sept longueurs d’avance sur le premier relégable à mi-parcours ont fondu entre-temps. Désormais il n’y a plus que trois points entre le 13e et Sélestat. Même si les Violets partagent la 8e place avec Toulouse et Tremblay.

 

En s’inclinant samedi à domicile, les Sélestadiens se sont mis dans une situation délicate. S’ils n’ont toujours pas réussi à remporter un match à domicile depuis le début de l’année, là où ils emmagasinent généralement des points précieux pour leur maintien, ils ont surtout perdu pour la première fois chez eux face à un rival direct depuis leur retour parmi l’élite. Si les défaites contre Paris et Chambéry ne portaient pas vraiment à conséquence, celle concédée à Toulouse est bien plus embêtante. Surtout dans la manière. Car Yuriy Petrenko et ses partenaires n’ont pas été à la hauteur de l’événement. Surtout en défense, un domaine où la volonté ou l’envie compte plus que tout. Ils ont, en même temps, laissé le goal-average particulier à leur adversaire. À six journées de la fin, les choses se compliquent donc pour les hommes de Jean-Luc Le Gall qui n’ont plus beaucoup de marge de manœuvre sur leurs poursuivants.

 

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