> La première étape

Rédigé le 26/04/2013.

 

Auteur de plusieurs prestations soignées, Xavier Rechal commence véritablement à montrer l’étendue de ses qualités cette saison. Le jeune ailier droit de Sélestat entend maintenant confirmer sur la durée.

 

C’est sans doute le cap le plus difficile à franchir : troquer le costume d’espoir au fort potentiel pour endosser celui de joueur confirmé. C’est la voie sur laquelle s’est engagé Xavier Rechal cette saison.

 

S’il avait découvert la LNH l’an passé (une poignée de minutes lors de ses cinq apparitions), c’est véritablement lors de cet exercice 2012-2013 que le jeune ailier droit de 20 ans s’est habitué aux lumières de l’élite.


« J’ai du temps de jeu en ce moment. J’essaie de montrer ce que je vaux »

 

Cela a commencé par son premier but en D1, le 20 octobre contre Dunkerque. L’éclosion s’est poursuivie par deux belles sorties en Coupe de la Ligue (2/2 contre Créteil en quart de finale, 4/5 en demi-finale face à Nantes) et un sans-faute à Toulouse (2/2) lors de la dernière journée de la phase aller.

 

« Xavier a apporté une plus-value à l’équipe quand il a été sollicité », indique Thierry Demangeon, l’entraîneur adjoint de Sélestat, qui connaît particulièrement bien le gaucher pour l’avoir eu sous sa coupe en -18 ans et en réserve pendant plusieurs saisons.

 

Si une blessure à la cheville l’a éloigné des terrains pendant deux mois, l’ailier droit violet a repris sa marche en avant en suppléant récemment avec brio un Arnaud Freppel en manque de réussite (2/3 contre Toulouse, 1/1 à Montpellier). « J’ai du temps de jeu en ce moment. J’essaie de montrer ce que je vaux », souffle Xavier Rechal.

 

Le Guadeloupéen mesure déjà le chemin parcouru depuis son arrivée en Alsace il y a cinq ans. « J’ai commencé le hand en suivant mon grand frère, dans un club qui s’appelle le Cygne Noir. Ça m’a tout de suite plu… »

 

« J’en veux toujours plus »

 

Bien sûr, les premiers pas en métropole n’auront pas toujours été simples. « J’ai connu des moments difficiles, notamment la première année. Je me demandais parfois ce que je faisais là ! », sourit le Sélestadien, qui s’est accroché à son rêve de jouer un jour en D1. « Je ne voulais pas me dire que j’étais parti pour rien… »

 

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Crédit photo : Franck Delhomme