> Laszlo Fulop n’est pas prophète en son pays

Rédigé le 20/09/2013.

 

En quittant très jeune la Hongrie, Laszlo Fulop est peut-être passé à côté d’une carrière internationale. Il s’en console en faisant les beaux jours de Sélestat en déplacement ce soir chez une redoutable équipe nantaise.

 

Pour la première soirée de championnat de Division 1, Laszlo Fulop a écœuré les tireurs dijonnais qui ne sont parvenus à tromper sa vigilance qu’à quatre reprises entre la 4e et la 34e minute. Une demi-heure pendant laquelle le Sélestat AHB en a profité pour s’échapper et construire sa première victoire de la saison. « On a bien défendu, ce qui nous a permis de récupérer beaucoup de ballons pour monter rapidement la balle. Mais Dijon n’était pas dans le match, » analyse lucidement, celui qui est arrivé il y a deux ans à Sélestat.

 

« On m’a demandé si je ne voulais pas rejouer »

 

Il n’a pas mis beaucoup de temps à se faire adopter par les supporteurs. Grâce à ses prestations, mais aussi parce que ce gardien a le contact facile, d’autant qu’il pratique le français sans aucune difficulté. Treize années passées en France ont presque fait oublier qu’il était citoyen hongrois, s’il ne subsistait un petit accent qui marque son origine. « Je suis beaucoup plus connu en France qu’en Hongrie. Certains anciens là-bas savent encore qui je suis. J’avais 21 ans quand j’ai quitté la Hongrie. C’est très jeune pour un gardien. En D2 en France, on avait perdu ma trace. Trois ou quatre ans plus tard, j’ai eu des coups de fil pour me demander si je ne voulais pas reprendre le hand ! »

 

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Photo 1 : L'Alsace Denis WERWER

Photo 2 : Steph-dit-Esca