> Yoann Eudaric : "Ça fait du bien dans les têtes"

Rédigé le 31/03/2017.

 

La vingtième tentative aura donc été la bonne. Et c’est tout le mérite de ces Sélestadiens, mauvais élèves cette saison, qui ont évité le zéro pointé en validant une première victoire, mercredi, aux dépens de Saran (30-27).

 

C’est un peu tard, ça ne changera rien au sort qui les attend, mais c’est toujours ça de pris. Quelques instants de plaisir au milieu d’une saison vraiment galère. Car même si mathématiquement ce n’est pas encore fait, l’avenir du SAHB se situe à l’étage en dessous.

 

Les joueurs qui ont eu le mérite de rester concernés alors qu’autour d’eux on avait déjà mis une croix sur l’exercice, ont obtenu là une belle récompense. Une première pour le groupe.

 

Une première pour ceux qui ont bien voulu relever le défi et rejoindre le SAHB l’an dernier au lendemain de son succès en playoffs. Sachant que plus de la moitié de l’effectif ne portera plus le maillot de Sélestat l’année prochaine, il était important que ces garçons, dont certains n’auront passé qu’une année en Alsace, ne restent pas sur une si mauvaise et terrible impression. Celle d’une saison blanche. Un passage dans un club où ils n’auraient pas remporté le moindre match. Kader Rahim qui se distingue à chaque match, Tom Guillermin ou Thibault Minel ont donc au moins cette victoire à leur actif sous le maillot sélestadien. En attendant de futures soirées victorieuses. Il reste encore six occasions et plus de deux mois de compétition qui vont sembler interminables.

 

Un autre joueur a profité de ce succès pour ouvrir son palmarès en D1. Arrivé au SAHB à l’été 2015, Yoann Eudaric a dû attendre son vingtième match avec le SAHB à ce niveau pour lever les bras au ciel. Sans être plus euphorique que ça et grimper aux rideaux.

 

« Ça fait toujours plaisir de gagner. Ça fait du bien, surtout dans les têtes. Mais c’est tout , relativise le pivot violet. Je n’ai pas encore pris assez de recul pour me dire que c’est le premier match de D1 de ma carrière que je remporte là. Pour l’instant ce n’est pas l’heure du bilan. »

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Photo A KIEFFER