> Ça plane pour Sélestat, vainqueur de Chambéry au Rhenus

Rédigé le 16/12/2013.

 

Volontaires et généreux, les Sélestadiens ont enfin décroché leur première victoire au Rhenus de Strasbourg contre des Savoyards qu’ils n’avaient plus battus depuis neuf ans (28-26).

 

En un match, les Violets ont mis un terme à deux mauvaises séries. Une première qui durait depuis la première délocalisation de leurs grandes affiches à Strasbourg, c’est-à-dire depuis deux ans. Du coup, ils ont aussi mis fin à neuf victoires d’affilée de Chambéry en Alsace. Ce qui leur permet de réaliser une excellente opération comptable en se hissant à la 9e place du classement de la LNH à une journée de la fin du cycle aller. En doublant d’ailleurs leur adversaire du jour, qui s’enfonce encore davantage dans le marasme et la crise, comme sa pâle production par rapport à son effectif, l’a bien fait comprendre hier.


Deux succès qui changent tout

 

Cela n’enlève pourtant rien aux mérites de Yuriy Petrenko, capitaine exemplaire une fois de plus, et de ses coéquipiers qui remportent, pour la première fois de la saison, deux succès d’affilée qui vont leur permettre de passer les fêtes au chaud, dans une situation bien plus confortable qu’on ne l’aurait imaginé au soir de la cruelle défaite face à Aix. Les Sélestadiens ont su parfaitement rebondir en négociant à leur avantage le dangereux déplacement à Ivry avant de confirmer leur embellie en se payant la peau d’une grosse cylindrée.

 

Mais en a-t-elle encore l’étoffe ? On peut se le demander au vu de la prestation fournie par Chambéry hier dans une salle où cette équipe a brillé lors de nombreuses éditions de l’Euro Tournoi. Où est passée cette équipe qui a remporté le premier titre de la saison, le trophée des champions en battant tour à tour le PSG et Dunkerque ? Car c’est un groupe bourré de talents mais dépourvu d’âme qu’on a vu arpenter le parquet du Rhenus, hier après-midi. Dont certains joueurs phares ont paru complètement déboussolés à l’image des arrières internationaux, Nyokas et de N’Guessan, loin de leur rendement habituel (2 sur 11). En revanche, Dumoulin, pas au mieux de sa forme depuis un mois, semble reprendre du poil de la bête. La prestation du gardien de l’équipe de France a d’ailleurs évité au SAHB de s’envoler en milieu de deuxième période. Elle a même permis de titiller jusqu’au bout une défense alsacienne qui n’a jamais su résoudre le problème Bicanic, auteur d’un brillant 10 sur 15.

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Photo L'Alsace JM Loos