> Faut-il s’inquiéter ?

Rédigé le 14/03/2014.

 

Battu à domicile par Ivry, malmené à Montpellier, Sélestat fait du surplace et le classement se resserre en bas de tableau. Avant une échéance décisive la semaine prochaine contre Tremblay, faut-il s’inquiéter pour les Violets ? Éléments de réponse.

 

Rares sont ceux qui sont repartis de Montpellier souriants cette saison. Hormis Cesson début octobre, personne finalement.

 

Mais Sélestat reste sur deux défaites embarrassantes. Une première à domicile, contre Ivry, concurrent direct pour le maintien, et cette deuxième, très lourde, mercredi dans l’Hérault (39-28).

 

Faut-il, donc, s’inquiéter pour les Violets alors que le sprint final est lancé ?


Plus le moindre joker

 

❏ OUI , parce que la (bonne) dynamique née de l’inoubliable match nul obtenu contre le Paris Saint-Germain s’est inversée avec le faux pas contre Ivry.

Dans le sport de haut niveau plus qu’ailleurs, la confiance est volatile. Après les deux nuls contre le PSG et Aix-en-Provence, la victoire en Coupe de France sur le parquet de Tremblay, le baromètre alsacien était au plus haut.

Il a suffi d’une contre-performance face à Ivry, dans un match qu’il ne fallait pas perdre, pour que la courbe s’inverse. Et le lourd revers concédé à Montpellier n’a pas vraiment contribué à se rassurer, notamment sur le plan défensif.

 

❏ UN PEU , parce que Sélestat n’a toujours pas gagné en championnat depuis le début de la phase retour. Et pendant ce temps-là, certains, à commencer par Ivry, ont commencé à combler une partie de leur retard. Les coéquipiers de Yuriy Petrenko n’ont désormais plus de joker, plus le moindre droit à l’erreur.

 

❏ NON , parce que ce Montpellier-là était, comme lors du match aller (perdu 24-41 au Rhenus) tout simplement intouchable. Quand Omeyer et Siffert rayonnent (25 arrêts pour le duo montpelliérain), quand Gajic vole aussi haut depuis son aile droite (10 sur 10 contre Sélestat), quand les arrières sont aussi efficaces (17 buts pour le trio Accambray-Dolenec-Grébille), il n’y a pas grand-chose à espérer, rien pour ainsi dire.

 

On se focalise, à juste titre, sur le duel entre Dunkerque et le PSG, mais c’est aussi oublier que Montpellier, malgré ses deux points de pénalité – pour raisons financières –, n’est pas si loin du duo de tête. Et que son effectif reste parmi l’un des tout meilleurs de LNH.

 

❏ NON , parce qu’en dépit de la gestion de l’effectif en vue de la saison prochaine, le groupe ne semble pas du tout menacé d’explosion.

Avec dix joueurs en fin de contrat, il était inévitable que certaines “tensions” apparaissent à ce moment-là de la saison. Mais on ne sent pas dans les attitudes sélestadiennes de relâchement ou de démobilisation. Les meilleurs exemples étant Michal Salami, à l’avenir encore incertain, ou Arnaud Freppel, qui ne sera pas conservé par le club, une nouvelle fois exemplaires à Montpellier.

 

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Photo DNA CJ