> Un autre monde

Rédigé le 13/12/2014.

 

Dans un Rhenus à guichets fermés, Sélestat a lutté, de toutes ses forces. Mais ce n’était, logiquement, pas assez pour contester la – nette – supériorité du PSG (29-43). Cette défaite-là, la sixième consécutive à domicile, n’a rien d’infamant.

 

Le refrain est souvent le même à l’issue d’un match face au PSG. «Contre cette équipe, la moindre erreur se paie cash », souffle ainsi l’ailier droit Florent Joli.

 

La saison passée, Sélestat avait su les réduire au maximum, avait profité de l’indolence parisienne pour réaliser une performance entrée dans l’histoire du club (32-32). Mais Philippe Gardent et ses joueurs ont de la mémoire. Et ils n’ont pas permis à l’histoire de se répéter…

 

« On n’a plus eu les armes pour les arrêter »

 

Thierry Omeyer et consorts ont pourtant été sérieusement bousculés durant le premier quart d’heure. Les Alsaciens évitaient, comme trop souvent cette saison, de se tirer d’entrée une balle dans le pied en prenant un éclat. Au contraire, après les deux arrêts de Kappelin face à Hansen et Bojinovic, c’est Pesic qui débloquait le compteur violet (1-0, 2e ).

 

Dans un Rhenus à guichets fermés (ça n’arrive pas souvent…), Gudjonsson et le pivot serbe s’associaient pour trouver le chemin du but d’Omeyer. Et grâce à ce duo, Sélestat creusait un léger écart (5-2, 7e ). Pas encore de quoi s’enflammer, se prendre à rêver d’un nouvel exploit face au PSG. Car il restait du temps, beaucoup de temps.

 

François-Marie insistait (6-3, 9e ), mais Accambray était intenable. L’arrière gauche était ainsi le grand artisan du retour parisien en inscrivant, souvent de très loin, quatre buts en six minutes. Et le PSG reprenait, trop tôt, les devants (7-8, 15e ).

 

Les joueurs de Jean-Luc Le Gall allaient encore résister quelques instants. Patients, ils empêchaient le plus possible leurs adversaires de développer le jeu rapide qu’ils affectionnent tant. François-Marie, en appui, faisait mouche une nouvelle fois (11-12, 22e ), avant que Paris, au jeu offensif parfaitement léché, ne s’échappe, dans le sillage du duo Vori-Accambray (12-15 à la 24e , 14-18 à la pause)

 

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Photo DNA - FD