> Le courage n’a pas suffi

Rédigé le 26/02/2015.

 

Comme en championnat, Sélestat s’est incliné de dix buts à Créteil, hier en 8e de finale de la Coupe de France (28-18). Place maintenant aux dix “finales” pour espérer se sauver en D1.

 

Amoindris par plusieurs absences (Gudjonsson, Vujic, Joli, Ghita, Seri, Huck), avec seulement dix joueurs de champ sur la feuille de match et même si la Coupe de France ne constitue pas une priorité majeure, les Sélestadiens n’ont pas galvaudé ce 8e de finale pour autant.

 

Bien entrés dans la partie, avec notamment un Vujovic efficace au tir, ils répondent parfaitement aux Cristoliens (3-3, 8e ). Passée cette bonne entame, les difficultés commencent pour les Violets. La principale d’entre elles, à ce moment du match, s’appelle Csepreghi. Le bras du Roumain offre dans la foulée le premier break aux Val-de-Marnais (5-3, 10e ).

 

Le temps mort posé par Christian Gaudin permet à Beauregard de ramener ses partenaires tout près (6-5, 12e ). Malheureusement pour les Alsaciens, plusieurs ballons égarés et des duels perdus face à Sunjic ne permettent pas de revenir au moins à hauteur.

 

Vujovic entretient bien l’illusion (9-7, 23e ), mais la dynamique et l’efficacité sont franciliennes. Un nouveau doublé de Csepreghi donne cinq longueurs d’avance à Créteil à cinq minutes de la pause (12-7, 25e ).

 

Kappelin a beau détourner le penalty de Descat et réaliser huit parades en première période, cela ne fait que retarder la progression locale. Trop de déchets dans les tirs bas-rhinois et surtout sept balles perdues durant ce premier acte (contre deux pour Créteil) expliquent en grande partie le score à la pause (13-8).

 

« Encore trop d’imperfections »

 

Au retour des vestiaires, Jung échoue d’entrée sur Ristovski, sur la contre-attaque, Pesic est exclu pour deux minutes et Malinovic aggrave l’écart (14-8, 32e ). Diminués, mais pas dépourvus de courage, les Alsaciens, grâce à Vujovic et Beauregard, regagnent du terrain (14-10, 34e ). Une nouvelle fois hélas pour eux, trop permissifs en défense, ils ne peuvent empêcher Descat et Minel de relancer les Cristoliens (16-10, 36e ), obligeant Christian Gaudin à poser un nouveau temps mort.

 

Vujovic et, le jeune Yanis Lenne, une des rares satisfactions de la soirée avec son compère Lucas Weiss, permettent un rapproché (17-13, 40e ). Sentant le danger, Créteil repart de plus belle (20-13 à la 43e puis 22-14 à la 48e ). Sur un penalty obtenu par Weiss (17 ans), Clementia réduit l’écart (22-15, 49e ).

 

Changeant de système défensif, Sélestat récupère d’abord quelques ballons, revient à 23-17 (52e ), avant d’encaisser un 5-0 pour se retrouver très loin (28-17, 58e ). Une dernière réalisation de Fleurival, suivie d’un arrêt de Fulop, scelle le score final (28-18), sur un écart identique au match de championnat (41-31). Place désormais à la course au maintien pour les Violets, avec notamment la réception mercredi de Saint-Raphaël (3e ).

 

Après le match, Christian Gaudin, l’entraîneur sélestadien, se montrait déçu, mais aussi lucide : « On a lutté avec nos armes du moment et notamment deux gamins d’à peine dix-huit ans (Lenne et Weiss) dont l’investissement m’a beaucoup plu. Pour le reste, le manque de rotations n’explique pas tout. Il y a encore trop d’imperfections chez nous. On va devoir travailler tactiquement et psychologiquement. Le challenge du maintien n’est pas simple. Ce sera compliqué jusqu’à la fin. Aurons-nous le temps ? »

La question reste ouverte.

 

Article DNA

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