> Des Barjots sur le banc

Rédigé le 14/10/2015.

 

Coéquipiers lors de l’époque « des Barjots », Christian Gaudin et Jackson Richardson se sont retrouvés vendredi dernier. S’ils arpentent toujours les terrains de l’Hexagone, les deux entraîneurs sont aujourd’hui portés par ce devoir de transmettre leur savoir et leur expérience.

 

Le match Sélestat - Dijon de vendredi dernier a donné l’occasion aux nostalgiques de verser leur petite larme. Sur le banc des deux équipes, au poste d’entraîneur, on a retrouvé deux emblématiques « Barjots » de la grande époque, celle du titre mondial de 1995 : Christian Gaudin et Jackson Richardson. Et à l’issue de la rencontre, Gaudin pouvait arborer un grand sourire après le large succès (28-17) de ses Sélestadiens. Avant d’évoquer cette reconversion des anciens enfants terribles du handball français.

 

Il y a vingt ans, ils étaient considérés comme ingérables par leur entraîneur, l’illustre Daniel Costantini. Aujourd’hui, les fameux « Barjots », qui resteront à tout jamais les premiers champions du monde français dans un sport collectif, squattent les bancs de touche avec la casquette d’entraîneurs vissée sur la tête, que ce soit en Ligue Nationale, en Pro D2, ou chez les jeunes. Ils sont dix sur 16 - Gardent, Lathoud, Perreux, Quintin, Cazal, Delattre, Munier, Mahé et donc Gaudin et Richardson - à faire, ou à avoir déjà fait partie, de cette caste de techniciens reconnus du handball français.

 

« Des techniciens français, il y a des bons, non ? »

 

Pourtant, peu d’observateurs auraient cru à cette reconversion à l’époque. Mais Christian Gaudin n’a pas l’air plus étonné que ça : « Jackson, je ne sais pas… Mais moi, j’avais déjà fait des stages de jeunes, j’entraînais un petit peu les gardiens dans les clubs où je passais, ça me plaisait déjà bien. Maintenant, c’est vrai que si on avait pu penser à l’époque qu’on pourrait se retrouver face à face sur un match officiel… Cela dit, j’ai rencontré d’autres barjots auparavant, Boule (Philippe Gardent), Mulot (Thierry Perreux) , qui officient en tant qu’entraîneurs en France. C’est comme ça, c’est la vie, c’est sympa ! »

 

Suite de l'article L'Alsace

Photo montage : A. Kieffer