> Sélestat s’incline à Montpellier (27-20)

Rédigé le 07/02/2016.

 

Implacable logique

 

Le parcours de Sélestat en Coupe de France s’est arrêté hier. Les Violets n’ont jamais été en mesure de renverser Montpellier, maître de son sujet (27-20). La parenthèse est logiquement refermée, place maintenant au championnat.

 

Commençons par une évidence. Il y a un monde, peut-être même plus, entre Montpellier et Sélestat (à plus forte raison quand deux joueurs, en l’occurrence Beauregard et Vujic, vous font défaut).

 

Quand les Violets fréquentaient encore la D1, ils n’étaient jamais parvenus à faire tomber l’ogre héraultais.

 

Le club alsacien étant aujourd’hui en D2 et en reconstruction avec un « groupe jeune », comme le répète inlassablement le coach Christian Gaudin, il fallait donc être sacrément optimiste, voire même déraisonnable, pour imaginer éliminer, après Ivry au tour précédent, un autre club de LNH.

 

Mais, puisque le sport est parsemé de performances irrationnelles, puisque les coéquipiers de Jérémie Sargenton voulaient croire à leurs chances, mêmes minces, il fallait attendre avant de se prononcer. Cette attente n’a pas duré très longtemps.

 

Il aurait fallu réaliser le match parfait

 

Pour dominer une équipe de calibre de Montpellier, même privée de trois cadres comme Grébille, Bonnefond et Dolenec, il faut réaliser le match parfait, tout simplement. Et donc ne pas rater son premier quart d’heure, comme Sélestat a pu le faire hier.

 

Hormis le premier but de Savic (0-1, 1ere ), hormis l’arrêt de Meyer sur le penalty de Gajic (2-1, 4e ), les Violets ont été emportés, dans ces premiers instants, par le talent de Simonet et Kavticnik, auteurs de huit des dix premiers buts héraultais, le tout à 100 % de réussite.

 

L’addition était déjà salée, l’espoir déjà envolé (10-3, 14e ). « C’est dommage, cette entame, regrettait Christian Gaudin. Car on n’avait pas plus de pression que cela sur ce match. Le groupe est jeune, ce sont des choses qu’il faut accepter. J’espère qu’il aura gagné en maturité avec cette expérience-là. »

 

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Photo A KIEFFER