> Pro D2 (25e journée): Valence - Sélestat (20h30)

Rédigé le 07/05/2016.

 

Gagner pour espérer

 

Après sa désillusion contre Cherbourg, Sélestat n’est plus maître de son destin pour la première place, celle qui envoie directement en D1 en zappant la case play-offs. Les Violets doivent gagner leurs deux derniers matches. Et espérer.

Il avait évidemment imaginé un tout autre retour. Éloigné des parquets pendant deux mois en raison d’une blessure au pied, Thibaud Valentin a renoué avec le jeu contre Cherbourg il y a une semaine.

 

Sélestat pouvait, à cette occasion, faire un (énorme) pas vers la D1, mais le succès normand est venu tout chambouler. « J’espérais mieux, souffle le demi-centre de 20 ans. On voulait tous gagner. On a manqué d’agressivité en défense, alors que c’est la base de notre jeu. »

 

« On s’est vite remobilisé »

 

La première place pouvait être presque verrouillée en cas de victoire, elle est (re)devenue hypothétique. Car Saran a repris le fauteuil de leader et un tout petit point d’avance, quand Mulhouse est aussi revenu dans la course.

 

Mais les Violets peuvent toujours nourrir l’espoir de retrouver la D1 sans passer par la case play-offs. « On n’a plus notre destin en main, mais la première place est encore possible, lance ainsi Thibaud Valentin. Ce championnat est plein de surprises. Il reste deux matches, on va les gagner et on verra... »

 

Le calendrier de ses deux concurrents apparaît plus épineux lors des deux derniers rendez-vous de la saison, alors que Sélestat doit affronter Valence et Angers, déjà relégués en N1.

 

Reste à savoir si les coéquipiers de Frédéric Beauregard auront surmonté la déception. « Une défaite, c’est toujours dur. Mais c’est passé et on s’est vite remobilisé », assure le demi-centre.

 

Thibaud Valentin est également sûr d’une chose. Un succès dans la Drôme, chez la lanterne rouge, n’a rien d’évident. Saran y a perdu des plumes récemment.

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