> Les tribunes en renfort

Rédigé le 26/10/2016.

 

Le CSI affichera complet ce soir à l’occasion de la réception de Cesson Rennes. Dans un match déjà déterminant pour l’avenir de Sélestat au plus haut niveau, le peuple violet va tenter de pousser son équipe vers une première victoire pour enrayer cette spirale négative qui l’affecte.

 

L’importance de ce quatrième match à domicile en six journées n’a échappé à personne. À tel point qu’il ne restait plus qu’une poignée de places libres hier soir. Pour une équipe qui n’a pas offert la moindre victoire à son public depuis le début de l’année, c’est une belle preuve de soutien et de fidélité. Et un élément non négligeable pour aider le promu à arracher enfin ses premiers points de la saison. Après trois premières tentatives ratées depuis septembre. Après six échecs consécutifs depuis la précédente victoire de Sélestat en D1, un 1er avril 2015, une date qui s’apparente de plus en plus à un poisson tant les défaites s’accumulent. Car depuis ce soir-là, le SAHB a perdu ses 12 autres matches à ce niveau. Dans la longue histoire du club, on ne doit pas être loin d’un record.

 

« Je suis toujours comme un gamin quand je rentre dans cette salle »

 

Le peuple violet n’en tient pas rigueur à son équipe. En fin connaisseur, il sait l’implication de chacun. Et fait de chaque réception un soir de fête. Animé par l’envie de voir à nouveau ses favoris gagner un match, même s’il est conscient de l’anomalie que représente la présence d’un « village » dans ce championnat de métropole. « Le public ? C’est l’une des raisons qui m’ont fait rester à Sélestat , lance Frédéric Beauregard, qui a eu plusieurs fois l’occasion de partir vers d’autres cieux depuis huit ans qu’il est à Sélestat. On ne retrouve pas cette chaleur humaine partout en France. Je suis toujours comme un gamin quand je rentre dans cette salle et que je vois tous ces gens, toute cette ferveur qu’il y a autour de nous. Et puis ce public n’a pas la mémoire courte. Il n’oublie pas. Que tu joues une ou soixante minutes, il te redonne cette énergie sur le terrain. Ici, les gens savent que tu te donnes pour le club et ils te le renvoient ». Cette énergie descendue des tribunes, les Violets, privés de Thibaud Valentin mais qui récupèrent Antoine Gutfreund, en auront bien besoin, ce soir, pour marquer un but de plus que Cesson.

 

Pour inverser une tendance qui leur colle à la peau et dont ils veulent se défaire. Pour s’aérer l’esprit avant la mini-trêve qui s’annonce. « Si on veut passer agréablement les cinq jours de repos que nous offre le calendrier après ce match, sans que le handball nous reste dans la tête, il faut que l’on fasse une belle performance tous ensemble contre Cesson, » espère l’ancien capitaine.

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Photo F WURRY