> Sélestat – Montpellier (20h)

Rédigé le 07/12/2016.

 

Le ciel gris fait partie du quotidien de Sélestat. Le froid et l’humidité renforcent cette sensation si désagréable. Ce sentiment qu’on ne reverra peut-être jamais la lumière. Qu’on s’enfonce inexorablement dans les ténèbres.

 

Ce constat ne vaut, fort heureusement, que pour la météo locale qui fige la cité humaniste dans un brouillard opaque depuis plusieurs jours. Un ciel bas. Une ambiance de fin du monde que peinent à percer les illuminations de Noël.

 

Car dans le frimas de ce début décembre, quelques courageux entretiennent la flamme. Même si leur amour-propre est touché par cette accumulation de défaites (1 nul en dix sorties), les Sélestadiens ne dévient pas de leur trajectoire. Mus par le désir d’inverser la tendance, de se sortir du marasme, d’aller à contre-courant des événements. « L’important, c’est de ne jamais désespérer, lance l’entraîneur des Violets, Christian Gaudin. On continue de travailler pour se rapprocher de cette victoire qui ferait un bien fou à tout le monde. Moi, le premier. »

 

Une semaine plus tôt, à Chambéry, celui qui a remis le club en D1, n’avait que moyennement goûté la prestation de ses joueurs. À chaud, il avait même estimé que son équipe avait fait trois pas en arrière. « Le moins 13 (36-23) qu’on a pris là-bas est sévère. Nos temps faibles ont été trop importants et ont n’a pas bien su les gérer. J’étais un peu déçu après le match. Mais tout n’était pas à jeter, comme à chacune de nos sorties. On a l’équipe qu’on a et le staff qu’on a. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Ça ne m’empêche pas de vouloir me rapprocher de cette première victoire. »

 

Cette impatience légitime et partagée par tous les joueurs, cette volonté d’arriver à leurs fins poussent le groupe à rester droit, à multiplier ses efforts, à ne pas se plaindre. À persévérer. À espérer. Même si l’adversaire s’appelle Montpellier. Après Nantes et Chambéry, une troisième équipe du top 5 fonce sur Sélestat, encore une fois condamné à l’exploit s’il veut bousculer la logique. « Montpellier, c’est très compliqué. C’est l’une des meilleures équipes françaises, si ce n’est la meilleure de ces vingt dernières années. Elle tourne très bien puisqu’elle vient de décrocher une victoire en Ligue des champions à Moscou. » Même si les Héraultais devront composer sans Guigou, ni Grébille ( voir ci-dessous ), leur effectif est suffisamment riche pour pallier ces absences contre la lanterne rouge.

 

« Contre eux, la moindre approximation, la moindre erreur se paye cash », glisse le coach des Alsaciens qui arrivent à donner la réplique aux meilleurs, mais sans jamais tenir tout un match.

 

Suite de l'article L'ALSACE

 

Photo G. CANTARUTTI