> Ce soir : Dunkerque - Sélestat à 20 h aux Stades de Flandres

Rédigé le 01/03/2017.

 

Le gardien de Dunkerque William Annotel jouera ce soir contre Sélestat et évoque en avant match son aventure unique dans les annales de la LNH.

 

« Sélestat a son destin en main »

 

Ce soir (20 h) à Dunkerque, les Sélestadiens auront en face d’eux un des héros de l’extraordinaire sauvetage réussi par Nîmes il y a six ans. Le témoignage de William Annotel, sur les 8 victoires remportées dans les 12 dernières journées par son ancien club, laisse des espoirs aux Violets.

 

À chaque journée qui passe, à chaque nouvelle défaite, l’espoir s’amenuise. Et la conviction que le sort de Sélestat en D1 est jeté à 12 journées de la fin est de plus en plus forte. Si les circonstances sont particulièrement défavorables, la situation est-elle pour autant désespérée ? Pas forcément, à écouter l’histoire qui est arrivée au gardien William Annotel. Le champion de France 2014 sous le maillot de Dunkerque, où il boucle sa 6e saison, a vécu une aventure unique dans les annales de la jeune ligue de handball. Éviter la relégation en ne gagnant son premier match qu’au bout de la 15e journée.

 

« Cette année-là reste gravée dans mes souvenirs comme les saisons où j’ai gagné des titres , affirme celui qui a soulevé la Coupe de France et celle de la Ligue. Une année épuisante physiquement et mentalement qui a laissé beaucoup de traces. Elle m’a apporté pas mal de maturité sur la manière d’aborder les matches et de ce qui peut se passer en sport. »

 

Elle est un nouvel exemple parmi tant d’autres que rien n’est jamais perdu, ni gagné. Tant qu’il reste une once d’espoir. Ce matin du 5 mars 2011, Nîmes était le mauvais élève de la classe. La seule équipe sans le moindre succès. Un relégué en puissance. Qui avait perdu la moitié de ses matches de 2 buts ou moins. « Échouer de peu de façon répétitive, c’est usant. C’est dur et ingrat , se souvient William Annotel. On n’était pas si loin. On accrochait tout le monde. Il nous manquait cinq minutes. C’était chaque fois le même scénario. On jouait bien, 50, voire 55 minutes, mais on avait toujours un temps faible où on prenait la grêle. »

 

Ce cauchemar a pris fin le 5 mars à douze journées de la fin avec un succès sur Cesson. Un acte fondateur. « Ça a été une libération. Après, tout se décante et on enchaîne quasiment qu’avec des victoires ». Seuls Saint-Raphaël, Montpellier, Dunkerque et Nantes arriveront à stopper une équipe qui alignera 8 victoires au cours des 12 dernières journées et sauver sa peau en finissant 10e.

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Photo : F WURRY