> 17e journée : Aix-en-Provence – Sélestat (20h)

Rédigé le 08/03/2017.

 

Le chemin de Valentin

Sélestat espère, enfin, décrocher sa première victoire à Aix-en-Provence. Thibaud Valentin, qui vient de signer son premier contrat pro, n’a pas renoncé à cette idée.

Cette fois , Thibaud Valentin a eu droit à un « beau cadeau d’anniversaire ». Il y a un an, au moment de souffler ses 20 bougies, le demi-centre s’était blessé au pied et avait raté plusieurs matches, notamment les play-offs de D2. Là, c’est un premier contrat pro – pour deux saisons – qui est venu embellir son 21e anniversaire, samedi dernier.

 

L’histoire de Thibaud Valentin, c’est d’abord celle de la persévérance. Longtemps, les portes du haut niveau se sont refermées devant lui. Le Lorrain avait ainsi été recalé après les tests d’entrée au Pôle Espoirs. Toujours pour la même raison. « Trop petit… », souffle-t-il.

 

« C’était un coup de poker »

 

Mais à force de ténacité, il a réussi à se faire une place, du haut de son mètre 77, au sommet. À Sélestat, même s’il a dû aussi convaincre, une fois de plus, en Alsace.

 

Au printemps 2014, Thibaud Valentin, alors qu’il réalise une excellente saison en N2 avec Metz, vient tenter sa chance lors de la journée de détection organisée par Thierry Demangeon, le coach de la réserve, intrigué par ses qualités.

 

Thibaud Valentin intègre la réserve violette en N1, mais sans signer de convention avec le centre de formation et donc sans bénéficier des avantages inhérents. « C’était un coup de poker. Je remercie mes parents, car ils m’ont aidé. »

 

Il va briller sur les terrains de N1, au point d’effectuer la préparation avec le groupe pro durant l’été 2015. Sélestat souhaitait tout de même à l’époque recruter un joueur à son poste. Il est heureux que le club alsacien n’en ait pas eu les moyens financiers.

 

Car son demi-centre de poche va se révéler en D2, avant de continuer à épater cette saison en D1 (47 buts en 14 matches). Et ses performances viennent d’être récompensées par un premier contrat pro, pour les deux prochaines années.

 

« C’est quand même une fierté, confie-t-il. Il y a plusieurs chemins pour y arriver. » Thibaud Valentin n’a pas emprunté le plus linéaire, mais il a atteint son but. « Petit, devenir professionnel était un rêve. Là, c’était devenu un objectif. Il faut toujours un peu de chance. » Encore fallait-il la saisir…

 

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Photo G Cantarutti