> Sélestat s’incline contre Ivry (24-25)

Rédigé le 16/03/2017.

 

La malédiction violette

 

La première victoire leur tendait les bras. Les Violets n’avaient plus qu’à la saisir. Mais dix dernières minutes mal négociées contre Ivry les ont plongés dans un nouvel océan de déception.

 

Mais comment ont-ils fait pour perdre ce match, pour laisser filer ce premier succès tant attendu ? Le peuple violet doit encore se poser la question ce matin.

 

Des occasions comme celle-là ne seront pas légion d’ici la fin de la saison. Olivier Jung le sait pertinemment. « C’est la défaite la plus dure », ne cache pas le pivot sélestadien.

 

Cette fois, les coéquipiers de Jérémie Sargenton, brillant hier (15 arrêts), ont fait plus qu’entrevoir la victoire. Ils l’avaient tout simplement en main alors que l’on entamait les dix dernières minutes (24-21, 51e ).

 

Mais tout s’est enrayé subitement. Comme souvent. « On a toujours des périodes pendant lesquelles on ne marque pas, soupire Olivier Jung. Malheureusement, c’est arrivé là… »

 

Le temps mort est venu trop tard

 

Pendant les neuf dernières minutes, Sélestat n’a plus trouvé le chemin des filets de Gervelas, le gardien francilien. « On bute sur lui. Il nous fait très mal. » En dépit de ce mutisme offensif récurrent, les Alsaciens auraient pu profiter des approximations adverses.

 

Car Ivry gâchait deux opportunités de revenir à un but. Mais puisque Sélestat ne marquait plus, Furlan et consorts finissaient logiquement par égaliser (24-24, 57e ).

 

On pensait alors que Benjamin Bataille allait être le héros malheureux. Ce dernier touchait du bois (59e ), laissant aux Violets le ballon de la gagne.

 

L’attaque alsacienne balbutiait encore, mais le temps mort qui aurait pu la soulager et lui permettre de gagner de précieuses secondes ne venait pas. Rahim, auteur d’un match plein d’allant, perdait la balle, laissant le rôle du héros, heureux cette fois, au même Bataille (24-25, 60e ), le dernier tir de Seri étant détourné par Gervelas.

 

C’est cruel, terriblement cruel pour ce groupe qui mérite de quitter la D1 avec au moins un succès au compteur. « On va mettre du temps à digérer cette défaite, souffle Olivier Jung, dont on a pu voir (il n’est jamais trop tard) ce qu’il pouvait apporter à cette équipe. On était vraiment proche, il y avait vraiment quelque chose à faire. Tout le monde y a cru. »

 

Suite de l'article DNA

 

Photo T Babinot