> Trop de retard à l’allumage

Rédigé le 07/10/2017.

Les Sélestadiens ont eu toutes les peines du monde à entrer dans la rencontre hier à Istres et l’ont payé au tarif le plus cher.

Face à une équipe provençale qui avait à cœur de signer, enfin, sa première victoire, les hommes de Christophe Viennet ont peiné à trouver leurs marques. En témoigne le 3-0 initial face à une défense qui était parmi les plus hermétiques de D2 la saison dernière.

Plus sûrs, plus patients que lors de la déconvenue subie face à Caen, les Istréens avaient trouvé la formule qui gagne : trouver Branko Kankaras en pivot.

L’ancien Valentinois était alors sollicité de toutes parts et représentait alors l’option gagnante puisqu’il multipliait les buts (six en 17’) permettant aux Provençaux de faire nettement la course en tête d’autant plus que Cappelle fermait boutique dans ses cages (9 arrêts en première période).

Sélestat et son capitaine Eudaric devaient alors contenir le temps fort d’une équipe istréenne qui vendangeait une balle de +8 (12-5, 21e ).

Heureusement, Gutfreund stoppait l’hémorragie en envoyant un missile (12-6, 22e ) et les Alsaciens profitèrent alors de la rentrée d’un Goncalves guère à l’aise dans ses baskets, et d’un changement de défense en 5/1 pour combler une partie de son retard.

Le Portugais multipliait les mauvais choix et Sélestat en profitait pour récupérer des ballons intéressants et revenir à deux longueurs des hommes de Gilles Derot (12-10, 27e ).

Les Istréens partaient alors sur ce qu’ils savaient faire : de la patience dans une rencontre « propre » puisqu’aucune exclusion temporaire n’était sortie en première période (13-10).

Egalisation à la 39e

Cette nouvelle défense prônée par Sélestat embêtait considérablement l’attaque istréenne qui avait perdu ses repères. Eudaric en profitait pour récupérer de nouveaux ballons, laisser Sélestat revenir dans la rencontre… et égaliser (16-16, 39e ).

Malgré le retour alsacien, Gilles Derot n’hésita pas à envoyer ses jeunes au feu. Bien lui en a pris puisque l’ancien Aixois Mathieu Limousin provoqua un passage en force et une exclusion.

Kankaras intenable

Les Provençaux remettaient alors au feu la recette qui avait parfaitement fonctionné en début de match : filer la balle à Kankaras en pivot. Ce garçon, les défenseurs axiaux alsaciens avaient du mal à le maîtriser (20-17, 48e ).

Istres s’était remis dans le bon sens et, malgré deux temps mort posés par le banc sélestadien, Eudaric et les siens n’avaient plus les armes pour contester la première victoire istréenne.

Article DNA