> Gaby NYEMBO : « J’ai fait mon travail »

Rédigé le 17/11/2017.

Grâce à un contre décisif de Gabriel Nyembo, à la dernière seconde, Sélestat s’est offert une deuxième victoire à domicile. Pas la moins importante.

Il y a plusieurs façons d’être décisif. Avec éclat, comme l’avait fait Arthur Anquetil contre Vernon en inscrivant le but de l’égalisation à la dernière seconde.

Et puis il y en a d’autres, peut-être moins étincelantes, mais tout aussi importantes. À l’image du contre réalisé, également au buzzer , par Gabriel Nyembo (20 ans), mercredi face à Caen.

Mais comme son coéquipier, le pivot sélestadien ne veut surtout pas se voir comme le “sauveur”. « J’ai fait mon travail, tout simplement, commente-t-il sobrement. C’est le contre de la victoire, mais il y a eu beaucoup d’actions décisives auparavant. » Les parades de Bart Ravensbergen ou la vista de Jeroen De Beule dans le final, pour n’évoquer que cela, ont également pesé.

Dans l’esprit de “Gaby”, il y avait aussi la volonté d’aider davantage son équipe, après un petit moment de flottement. « C’est dur, dans ce championnat, de rester constant pendant soixante minutes. C’est le quotidien d’une équipe de D2. » De son propre aveu, le pivot a connu « un trou d’air de dix minutes » à l’entame du dernier quart d’heure.

Il n’empêche, l’étudiant en physique a été l’homme du final. Il reste ainsi une quinzaine de secondes à jouer et les Caennais ont en main le ballon de l’égalisation. Gabriel Nyembo a sans doute le temps de repenser à la fin de la première période, quand Nenad Zeljic, le meilleur buteur normand, avait été laissé libre de tout mouvement pour placer les Vikings en tête au buzzer (15-16).

« Là, je suis dans sa zone, je me doute qu’il va prendre le tir et je me dis que cette fois, il n’a pas le droit de tirer. » Le Sélestadien vient donc “attraper” le Serbe. « Je l’enferme, il ne doit pas sortir la balle. »

Une faute est sifflée, Zeljic doit donc prendre un tir dans la précipitation. Gabriel Nyembo s’élève alors très haut, au point de contrer cette dernière tentative avec le… visage. « Dans l’euphorie, ça ne fait pas mal, sourit-il. En plus, j’avais oublié mon protège-dents dans le vestiaire à la mi-temps. »

Le match du pivot violet ne se résume pourtant pas qu’à cette seule action. À un poste où la concurrence est forte (il le partage avec Yoann Eudaric et Ognjen Djeric), “Gaby” prend de l’envergure, en attaque (2/2 au tir mercredi contre Caen, 16/23 depuis le début du championnat) comme en défense.

La défense sélestadienne, justement, a parfois souffert face aux assauts des “Vikings”. « On s’est pris une soufflante par le coach à la pause et c’était normal car on manquait d’agressivité. On est en place, on suit l’adversaire, on l’a dans les bras, mais on ne fait pas la faute. Et parfois, on vient aider le coéquipier trop tôt », analyse Gabriel Nyembo.

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Photo Cyril GIFE