> N2 : Croqueur de leaders

Rédigé le 27/11/2017.

Après Metz, c’est l’ASPTT Mulhouse/Rixheim qui a perdu sa première place au classement en tombant entre les griffes d’une réserve de Sélestat qui s’amuse à faire tomber des gros bras grâce à un jeu virevoltant.

« Les gars me surprennent par rapport au début de la saison où ça ne volait pas haut. On a acquis une certaine stabilité. J’espère que ça va continuer. Surtout à l’extérieur parce que, pour le moment, on ne gagne qu’à domicile. » Thierry Demangeon ne s’enflamme pas plus que ça après la troisième victoire consécutive de son équipe, la deuxième contre un leader au CSI où son équipe a disputé cinq de ses sept premiers matches.

Le coach sélestadien était parti dans l’inconnu avec l’obligation de bricoler pour trouver des solutions à l’absence d’un arrière gaucher, Justin Larouche palliant désormais celle de Savic chez les pros qui jouaient en même temps à Pontault-Combault. Dans le rôle de la rustine, Julien Cadel a parfaitement fait l’affaire.

Mais dans le collectif violet, c’est surtout Julien Da Silva qui a mis son nez à la fenêtre. Auteur de huit des onze premiers buts sélestadiens dès le premier quart d’heure, il a donné le rythme et montré le chemin à ses coéquipiers pour terminer la soirée sur un total tonitruant de quinze buts dont sept penalties à lui tout seul. « Tout le monde a fait le travail, estime l’intéressé qui effectuait samedi sa rentrée après avoir soigné une entorse au poignet gauche. On a trouvé des solutions quand j’ai été pris en “stricte”, avec Nicolas Maucieri à l’arrière gauche. Julien qui dépannait à droite a vraiment fait un super match à ce poste. On a tous répondu présent. On savait que ça allait être un match référence pour nous. On avait aussi envie de confirmer les succès sur Metz et Lagny. »

Les “Violets” y sont arrivés au terme d’un match accompli qu’ils ont pratiquement mené du début à la fin. Le leader haut-rhinois n’a pu se porter en tête qu’un bref instant. Quand, après avoir compté trois longueurs de retard (6-3, 9e ), il passait aux locaux un “2-6” en six minutes pour mener 8-9 en s’appuyant sur quelques arrêts de Lehmann et des montées rapides. Mais c’était l’unique accroc dans l’agencement d’une équipe sélestadienne sûre de sa force, déterminée et investie d’une mission, à l’image du bref passage de son très jeune gardien Aurélien Fourg qui stoppait trois tirs successifs de l’ASPTTMR.

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PHOTO L’ALSACE – Denis Werwer